alt : journal.swf

Le Blog Officiel de Michel Bellin

samedi 4 février 2012

ST VALENTIN

Deux fois dans ma vie – mais à quinze années de distance – j’ai fêté la St Valentin par une gerbe de mots. Une première fois dans une petite annonce passée dans un célèbre quotidien ; une seconde dans un recueil de poèmes homosensuels qui vient d’être mis en ligne sur le site YouScribe.

Lire la suite

jeudi 2 février 2012

LE LOUP ET LE CHIEN

Tu seras bien toujours le même, mon pauvre Bellinus ! Comment ! On t'offre une place de chroniqueur à Paris dans un journal de droite, et tu as l'aplomb de refuser... Mais regarde-toi, malheureux garçon ! Regarde ce pourpoint troué, ces chausses en déroute, cette face maigre qui crie la faim. Voilà pourtant où t'a conduit la passion des belles rimes ! Voilà ce que t'ont valu des années de loyaux services sur les pages de ton site ou encore sur la plateforme YouScribe qui ne te rapporte pas la moindre clopinette... Est-ce que tu n'as pas honte, à la fin ? Est-ce que, soumis à ta Muse, tu n’en rabattras pas de ton maudit orgueil et de ta pseudo indépendance ?

Lire la suite

mardi 31 janvier 2012

ART ET HOMOSEXUALITÉ (5)

Puisque j’ai évoqué mardi dernier le bel Antinoüs, complice virtuel de mes caresses matinales, je reprends aujourd’hui ma série délaissée depuis février 2011. Ce sont, je le rappelle, mes images préférées tirées du livre éponyme de Dominique Fernandez L’AMOUR QUI OSE DIRE SON NOM, Art et homosexualité, Stock, 2001. Avec les propres commentaires succincts de l’auteur. Je suis fier et heureux de te partager à nouveau, ami(e) internaute, mon livre d’or. Pas de plan prédéfini de ma part, pas d’ordre chronologique, juste le coup de cœur selon les heures et mon humeur lorsque, ébloui, heureux et fier, je feuillette notre Bible plus suggestive et sacrée que celle de Gustave Doré !

Lire la suite

samedi 28 janvier 2012

UN MAL QUI RÉPAND LA TERREUR…

À la fois honteuse et glorieuse, la sarkophobie est une tare tenace, une faille secrète, une maladie dégénérative dont je suis atteint depuis fort longtemps. Pour tenter d’expliquer mon mal – felix culpa disaient les Anciens –, avant même de décrire ses symptômes aussi peu ragoutants que les écrouelles du bon roi Louis, je tente d’abord une analogie qui pour moi est très parlante.

Lire la suite

jeudi 26 janvier 2012

PAS SEULEMENT L’IMPÉRIAL AMANT D’ANTINOÜS

L’Empereur Hadrien consacra son règne à travailler pour le bonheur de ses citoyens. Mais son pouvoir ne s’étendait pas jusqu’aux maux véritables, à celui-ci : « la nature des choses ». Aveu historique ou romanesque ?

Lire la suite

mercredi 25 janvier 2012

DIVIN SPERME (suite et fin)

Si je n'avais pas craint d'être taxé de vulgarité (on me le reproche souvent), j'aurais intitulé la seconde partie de mon exposé : sacré foutre ! C'est exactement ainsi qu'il faut désigner la semence humaine, pour l'exalter autant que pour la relativiser, sans emphase lyrique ni crispation moralisatrice. Et toujours avec un soupçon d'humour et de bonne humeur puisque le corps est bel et bon et qu'aucun organe, aucun fluide, aucune sécrétion n'est en soi noble ou ignoble. Elle "est". Point. C'est du moins ainsi que je considère le foutre, pardon, le divin sperme dans ma prose déjantée. Lorsque j’ai écrit mon premier recueil érotique au printemps 2001 (dix ans déjà !), j’avais - j’ai toujours - un compte à régler avec le christianisme qui stigmatise le corps, le sexe, le plaisir et les organes qui y conduisent. On connaît le mot fameux de Nietzsche : « Le christianisme a fait boire du poison à Eros : il n’en est pas mort, mais il est devenu vicieux. » (Par-delà le bien et le mal, §168). Est-il utile de préciser que les lignes (et l’illustration) qui vont suivre ne s’adressent à l’évidence qu’à des personnes adultes et libérées pouvant aborder la sexualité d’une manière frontale et décomplexée. C’est en tout cas la perspective de l’auteur plus que jamais ingénu et naturel, innocent et sincère, tout à fait sain à défaut d’être Saint au regard des religions castratrices !

Lire la suite

mardi 24 janvier 2012

DIVIN SPERME (1)

Sang, eau, larmes, salive, sueur, bile, urine… et d’autres humeurs hormonales autrement subtiles telles l’ocytocine , le glucagon, l’angiotensine, la lulibérine, bref, les diverses sécrétions qui irriguent et revitalisent le corps humain sont aussi variées que remarquables. C’est, ne l’oublions pas, de tous ces liquides en interaction permanente que naissent et s’équilibrent les phénomènes vitaux. Même si nous sommes loin des analyses d’Hippocrate (460-377 av. J.-C.) – puisque nous passons de plus en plus de l’homme humoral à l’homme neuronal – nous ne pouvons qu’être frappés et émerveillés par ce concept d’homéostasie interne qui, depuis l’apparition de l’eau saumâtre originelle, favorise la constance du milieu intérieur par un juste et subtil équilibre des sécrétions et de leur régulation. Mon lecteur le moins averti mais heureusement en bonne santé aura d’emblée compris que, tout étant pour le mieux dans le meilleur des organismes possibles, stabilité et adaptabilité sont les deux mamelles de cet ordre homéostatique : le milieu intérieur et ses fluides garant de la liberté et du progrès biologique. Quelle inventivité en effet ! Que de prodiges chimiques ! Quelle vitalité surabondante qui, comme par magie, se renouvelle sans cesse dans notre organisme, allant parfois jusqu’au gaspillage. On est ici au cœur d’un miracle permanent et d’un troublant mystère : la biologie des passions – entre autres sexuelles. Ni âme ni conscience, seule la chimie interne. Car la Nature – que j’insulte parfois – est souvent bonne mère autant que merveilleux Génie et elle n’a de cesse de prendre soin de ses enfants, surtout quand ils ont la chance d’être en bonne santé et de bonne humeur, ce qui est souvent mon cas. Aujourd’hui, évidemment sans fausse pudeur, je m’intéresse à l’une de ces humeurs qui, pour moi, homme (vir, viri, en latin. Désolé, mesdames !) est proprement aussi subtile que divine, mystérieuse et ensorceleuse : le SPERME.

Lire la suite

lundi 23 janvier 2012

VAS-Y, FRANÇOIS !

« L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. » C’est ce vers qui m’est revenu à l’esprit hier après-midi après avoir suivi en direct le discours de candidat au Bourget. J’ai aimé, j’ai vibré, même si je fais partie de cette gauche molle un brin désenchantée.

Lire la suite

samedi 21 janvier 2012

MON DEFI DU SAMEDI

C’est le petit jeu que j’ai inventé et auquel je m’adonne le samedi en faisant mes courses pour le week-end. Comme j’en reviens et que l’envie m’a pris de concocter un texte sur mon ordinateur portable, j’écris illico et, avant de me désaltérer, je mets en ligne cette recette-maison.

Lire la suite

mardi 17 janvier 2012

PLAISIR ET DISCERNEMENT

Encore et toujours le bon vieil Epicure.

Lire la suite

lundi 16 janvier 2012

IN VINO VERITAS

Michel Onfray n’est jamais meilleur que lorsqu’il parle d’hédonisme libertaire, singulièrement à propos de nos papilles titillées par les sortilèges de Bacchus. (Dommage que ce philosophe, à force de refouler et de se défouler, n’ayant de cesse de prendre sa revanche sur son enfance obscure pour guerroyer contre d’illustres et inaccessibles moulins à vents, dommage donc qu’il publie trop et en ayant de plus en plus tendance à ressasser et à jargonner – ce qui ne constituera jamais un style. Mais lorsque, dans cinquante ans, on aura à peu près oublié le trublion d’Argentan, on continuera à réfléchir à Totem et tabou et à se régaler des Mots.) Fin de la parenthèse vacharde et retour à une très belle page d’Onfray consacrée au vin. Agrémentée ici d’une photo du délicieux bordeaux que je dégustai hier face à l’hippodrome, en tête à tête avec mon hédonisme solitaire, puisque désormais, non content d’être postchrétien, érotomane, feuilletoniste, pianothérapeuthe et j’en passe, je suis devenu photographe d’opérette !

Lire la suite

samedi 14 janvier 2012

LE LIVRE D’OR (dénouement)

Pour comprendre le blog d’aujourd’hui, il faut se remémorer – mieux, relire – ce que j’écrivais ici même à la fin du feuilleton littéraire qui occupa mon site durant tout le mois de septembre 2011. Plus spécialement le blog du mercredi 28 septembre.

Lire la suite

vendredi 13 janvier 2012

LE MANOIR DE MERVAL

Quand je disais que mon roman-feuilleton va être (délicieusement) démodé ! Une lectrice et amie, qui a lu le 1er épisode en ligne, me fait part de son étonnement amusé :

Lire la suite

jeudi 12 janvier 2012

GWYNPLAINE

Depuis quelques semaines, ce personnage m’habite. J’ai lu ses aventures dans « L’Homme qui rit », fabuleux roman de Victor Hugo que je viens de terminer. Plus qu’à la blonde Dea, c’est à moi qu’il manque désormais. Certes, pas plus que René-Salem, le triste héros de mon dernier roman (‘Isâ le Magnanime), le gentil monstre n’a de consistance réelle, mais tous deux sont devenus de véritables compagnons virtuels, sublimes par l’Amour qui les a incendiés et le Destin qui les a détruits.

Lire la suite

mercredi 11 janvier 2012

LE VIRTUOSE (nouvelle érotique)

Hier, je reçois de mon ancien éditeur cette note laconique : « Le titre est désormais épuisé. Votre droit de publication vous est rendu. » Est-ce trop demander que de guetter à la fin d’un courrier quelques mots un peu plus chaleureux sinon reconnaissants ? L’édition est vraiment un business. Et les royalties une aumône. Passons. Un bouquin épuisé, ce n’est ordinairement pas une bonne nouvelle puisque le titre est victime de son succès.

Lire la suite