jeudi 29 janvier 2009
NICOLAS 1ER LE PETIT
Par Michel Bellin, jeudi 29 janvier 2009 à 05:22 :: General
Aujourd’hui, grande journée de mobilisation nationale, je résiste et je proteste avec des mots. Les miens et ceux du Poète. Je dis ce que j’ai sur le cœur et vise au cœur de la cible. Puisque tout désormais chez nous se joue à la tête, qui enfle et se coince, c’est la tête que je vise, qu’on se le dise ! D’autant plus que les grosses têtes sont stupides et dangereuses lorsqu’elles sont portées par de tout petits hommes.
Mais à part la tête, quoi d’autre ? Ceci : pour incarner la France, il faut aussi un corps, une stature, une aura. Car le corps ne ment pas, ni les yeux, ni la bouche, ni la voix, ni les mimiques, ni la taille, ni le port ni la marche ni le geste. " Aucun mortel ne peut garder un secret - disait Freud - si les lèvres restent silencieuses, ce sont les doigts qui parlent. "
Les promesses électorales ont passé, ont lassé, ont trépassé… Le corps-président s’est incrusté ad nauseam mais aujourd’hui il est usé ; l’emblème quinquennal demeure : c’est aujourd’hui un leurre. Car le corps ne ment pas, ne biaise ni ne camoufle, le naturel chassé rapplique au galop et rattrape l'Egoprésident. Ce « Bonaparte apocryphe » - comme l’appelait Victor Hugo - peut bien proclamer urbi et orbi qu’il a changé, change et encore changera tout en invoquant les mânes des plus grandes pointures, de Blum à Luther King, de Jaurès à Benoît XVI (!) ; il peut bien, après avoir cru incarner l’Europe et son destin, prétendre réformer le capitalisme mondial et vouloir à présent se mesurer à l’immense Obama ; il pourra bien demain enjoliver ses yeux, velouter son rictus, tempérer ses injures, réfréner ses spasmes, domestiquer ses tics, en fait il ne peut rien, il n’y peut mais, c’est injuste, je sais, irrationnel, primaire, sectaire de ma part, tout ce que tu voudras, mais « c’est » : en plus d’une tête, il faut un corps, une stature, une aura pour unifier la France.
Mais quelle France ? me diras-tu, ami(e) internaute ? Pour une France-Entreprise, un petit boss suffit et Sarko fait l’affaire. Mais s’il s’agit de notre République, une et solidaire, libre et démocratique, s’il y faut un leader, un garant, un symbole vivant, c’est surtout par défaut que s’impose le choix : ni roquet ni basset ni coquelet, fût-il gaulois !
Et maintenant, pour planer sur notre beau jeudi, place à un aigle : Hugo le Grand.
Mais à part la tête, quoi d’autre ? Ceci : pour incarner la France, il faut aussi un corps, une stature, une aura. Car le corps ne ment pas, ni les yeux, ni la bouche, ni la voix, ni les mimiques, ni la taille, ni le port ni la marche ni le geste. " Aucun mortel ne peut garder un secret - disait Freud - si les lèvres restent silencieuses, ce sont les doigts qui parlent. "
Les promesses électorales ont passé, ont lassé, ont trépassé… Le corps-président s’est incrusté ad nauseam mais aujourd’hui il est usé ; l’emblème quinquennal demeure : c’est aujourd’hui un leurre. Car le corps ne ment pas, ne biaise ni ne camoufle, le naturel chassé rapplique au galop et rattrape l'Egoprésident. Ce « Bonaparte apocryphe » - comme l’appelait Victor Hugo - peut bien proclamer urbi et orbi qu’il a changé, change et encore changera tout en invoquant les mânes des plus grandes pointures, de Blum à Luther King, de Jaurès à Benoît XVI (!) ; il peut bien, après avoir cru incarner l’Europe et son destin, prétendre réformer le capitalisme mondial et vouloir à présent se mesurer à l’immense Obama ; il pourra bien demain enjoliver ses yeux, velouter son rictus, tempérer ses injures, réfréner ses spasmes, domestiquer ses tics, en fait il ne peut rien, il n’y peut mais, c’est injuste, je sais, irrationnel, primaire, sectaire de ma part, tout ce que tu voudras, mais « c’est » : en plus d’une tête, il faut un corps, une stature, une aura pour unifier la France.
Mais quelle France ? me diras-tu, ami(e) internaute ? Pour une France-Entreprise, un petit boss suffit et Sarko fait l’affaire. Mais s’il s’agit de notre République, une et solidaire, libre et démocratique, s’il y faut un leader, un garant, un symbole vivant, c’est surtout par défaut que s’impose le choix : ni roquet ni basset ni coquelet, fût-il gaulois !
Et maintenant, pour planer sur notre beau jeudi, place à un aigle : Hugo le Grand.