mardi 27 janvier 2009
LA SOLITUDE
Par Michel Bellin, mardi 27 janvier 2009 à 08:42 :: General
Il me dit aimer la solitude. Je le crois et je l’envie. Pour moi, elle me coûte, même si j’apprécie le silence et la méditation, de préférence à doses homéopathiques ! L’isolement n’est pas loin de la solitude. L’esseulement… et cette question qui me turlupine (d’ours) depuis quelques jours sans que je trouve la moindre issue, le moindre commencement de réponse. C’est à propos de l’amour, nous y voilà . Etant entendu une fois pour toutes, cher Ami, que je ne vise pas la fusion mais l’harmonie.
Retour à ma question : quand on dit "je t'aime", est-ce qu'on veut faire le bien de l'autre ou bien est-ce qu’on vise plus ou moins inconsciemment le bien-être (affectif et sexuel) qu'il nous procure... qu’il nous procurait et qui est aujourd’hui perdu. Retour alors au narcissisme : j’aime en lui ce qui me comble, moi. Cette analyse m’apparaît la moins romanesque mais la plus lucide. Et peut-on – doit-on ? – guérir de soi-même ? En guérir grâce à la solitude ou contre elle ? Cette solitude lancinante qui peut se muer en cet altruisme gluant qui faisait fuir Baudelaire, un authentique solitaire, affolé par « tous ces affolés qui cherchent le bonheur dans le mouvement et dans une prostitution que je pourrais appeler fraternitaire, si je voulais parler la belle langue de mon siècle. »
Baudelaire parle aussi de « hideux trouble-fête ». Et si l’amoureux esseulé – ou dépité (voir mon blog du 13 janvier dernier) était pour l’Autre un fâcheux trouble-fête ?
Baudelaire parle aussi de « hideux trouble-fête ». Et si l’amoureux esseulé – ou dépité (voir mon blog du 13 janvier dernier) était pour l’Autre un fâcheux trouble-fête ?