lundi 18 août 2008
HISTOIRE D’HUÎTRE
Par Michel Bellin, lundi 18 août 2008 à 09:12 :: General
Chaque été, ou presque, le problème est récurrent et la rumeur – justifiée ou non – enfle, se répand, alarme les gastronomes : les huîtres du bassin d’Arcachon ne sont pas consommables. L’Etat s’émeut et prohibe la vente. C’est ce qu’on appelle « le principe de précaution » qui a l’avantage principal de couvrir Messieurs les Bureaucrates parisiens au cas où… Certains amateurs de mollusques obtempèrent, d’autres passent outre. Ma maman, il y a fort longtemps, alors qu’on ne mangeait des huîtres qu’une fois par an (au réveillon de Noël) – c’était un mets pour riches et gens distingués mais, ce soir-là , chaque prolo avait bien le droit de rêver à la promotion sociale puisque venait de naître le Rédempteur et aussi de faire semblant d’apprécier ces étranges bébêtes bivalves au sexe indéterminé – bref, ma maman disait d’un ton sentencieux : « On ne doit manger des huîtres que durant les mois en « R » ». Donc, pour août, c’est râpé !
Peu m’importe en fait, moi qui les adore en toutes saisons, tel n’est pas mon propos. Retour à la littérature – qu’on peut consommer toute l’année, été comme hiver et même durant les années bissextiles. Connais-tu, cher internaute, Mary Frances Kennedy Fisher (1908-1992) ? On a dit d’elle que c’était « la plus grande styliste de la langue anglaise ». Je veux bien le croire, surtout dans cette belle traduction de Jacqueline Henry et Béatrice Vierne.
Peu m’importe en fait, moi qui les adore en toutes saisons, tel n’est pas mon propos. Retour à la littérature – qu’on peut consommer toute l’année, été comme hiver et même durant les années bissextiles. Connais-tu, cher internaute, Mary Frances Kennedy Fisher (1908-1992) ? On a dit d’elle que c’était « la plus grande styliste de la langue anglaise ». Je veux bien le croire, surtout dans cette belle traduction de Jacqueline Henry et Béatrice Vierne.