jeudi 15 octobre 2026

LE DEUIL PAR LE FEU

Autodafé dans la nuit du 14 au 15 octobre 2026. Nos lettres d'amour (forcément sublimes) partent en fumée, sur la douce musique de Gabriel Fauré. Libera me... Oui, deuil et libération. Puisque, décidément, nous ne savons pas aimer, seulement nous enfoncer bouche contre bouche dans la nuit redoublée.

Ci-dessous, quelques bonnes raisons pour m'être livré joyeusement à ce rituel de deuil.

Pourquoi un amant trahi éprouve-t-il le besoin de brûler d'anciennes lettres d'amour pour symboliser et sacraliser la rupture ?
Brûler d'anciennes lettres d'amour est un rituel de rupture universel et intemporel. Pour un amant dépité, ce geste destructeur répond à des besoins psychologiques, symboliques et émotionnels très profonds.
Voici pourquoi cet acte permet de symboliser et de sacraliser la rupture :
1. La métamorphose par le feu (La purification)
Le feu ne détruit pas seulement, il transforme. En brûlant les lettres, l'amant dépité cherche à purifier le passé.
  • Les mots d'amour, qui sont devenus douloureux ou mensongers à ses yeux, sont réduits en cendres.
  • C'est une manière d'effacer la trace physique des promesses non tenues pour tenter de laver son esprit du ressentiment.
2. L'affirmation d'un contrôle retrouvé
La rupture amoureuse, surtout lorsqu'elle provoque le dépit, s'accompagne souvent d'un sentiment d'impuissance. L'autre a choisi de partir ou a brisé le lien.
  • Allumer le feu est un acte délibéré et actif.
  • En détruisant ces objets, l'amant dépité reprend le pouvoir : c'est lui qui décide de mettre fin à l'existence matérielle de cette histoire.
3. Un rituel de passage concret
Le cerveau humain a du mal à assimiler les ruptures abstraites. La fin d'une relation se passe dans les têtes et les cœurs, ce qui la rend difficile à accepter.
  • Regarder les lettres brûler offre un spectacle visuel et irréversible.
  • Les cendres matérialisent la fin définitive. Il y a un "avant" (les lettres existent) et un "après" (les lettres ont disparu), ce qui aide à enclencher le processus de deuil amoureux.
4. La sacralisation du chagrin
Jeter des lettres à la poubelle est un geste banal, presque vulgaire. Les brûler confère à la rupture une dimension solennelle et tragique.
  • Par ce geste, l'amant reconnaît rétrospectivement la valeur et l'importance qu'avait cette histoire.
  • C'est une façon de dire : "Cette relation était tellement intense qu'elle ne peut pas simplement finir à l'ordure ; elle doit disparaître dans un embrasement à la hauteur de ma passion et de ma déception."
5. Rompre le lien énergétique et nostalgique
Tant que les lettres existent, la tentation reste entière de les relire, de se replonger dans les souvenirs et d'entretenir une nostalgie toxique.
  • Le feu coupe court à cette rechute potentielle.
  • C'est un acte d'autoprotection radicale pour s'interdire tout retour en arrière et se forcer à regarder vers l'avenir.
En résumé, brûler des lettres d'amour est un théâtre intime où l'amoureux en deuil met en scène sa propre libération, transformant sa souffrance subie en une destruction choisie pour pouvoir enfin tourner la page.
 
 
 
 
 

mardi 29 septembre 2026

DILEMME

C'est un dilemme archi classique qui hante tous les romans de gare, surtout les romances arc-en-ciel : nous éloigner une fois pour toutes ou bien continuer de nous aimer vaille que vaille et à la sauvette ? Car notre relation, qui dure depuis bientôt cinq ans est passionnante mais complexe. Et passionnelle ! ce qui rend les choses ardues et souvent obscures.

 

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mardi 16 juin 2026

À PROPOS DE GRAAL ET DE TEMPS GASPILLÉ

Au réveil, sur deux sujets qui, ces temps, me préoccupent voire m'agacent, je forge ces deux principes de vie qui m'aideront, je pense, puisque philosopher, c'est penser mieux pour vivre mieux.

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dimanche 14 juin 2026

SEXE ET HEXATREK

Dans la langue française, le mot PASSION a deux sens : enthousiasme et souffrance. Idem pour le mot EPREUVE : test sportif et parcours douloureux. Réveillé tôt, je m'interroge sur cette troublante polysémie, à propos d'une double et trouble expérience, disons deux passe-temps qui m'ont hier soir agréablement occupé avant de m'endormir. Pas facile de se distraire un samedi soir devant la télé !

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vendredi 12 juin 2026

LES DÉFAILLANCES DU CORPS

Très sincèrement, je pense que le Créateur s'est planté lorsqu'il façonna le corps du premier humain. Il s'en est tenu à un brouillon approximatif ou était trop pressé de se reposer au soir du 7e jour.

 

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dimanche 24 mai 2026

UN RÊVE PARFUMÉ

Hier matin, je suis rentré du marché avec mon précieux OLIBAN omanais, trésor olfactif depuis trop longtemps négligé.

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vendredi 10 avril 2026

TELERAMA ou L'INJONCTION CULTURELLE

Je viens de me désabonner du célèbre hebdo. Avec un poil de mauvaise conscience et un soulagement immense. 

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dimanche 5 avril 2026

LE MIRACLE DE PÂQUES

Si ma bibliothèque était en feu et qu’il fallait ne sauver qu’un seul ouvrage, ignorant cette consigne par trop restrictive, au péril de ma vie je commencerais bien sûr par les livres de mes auteurs préférés (Alain, Baudelaire, Maupassant, Cioran… aujourd’hui Mirbeau et son incomparable “Journal d’une femme de chambre”…). Puis, s’il me restait quelques secondes avant de me transformer en torche vivante, à l’évidence je m’emparerais de cette Nouvelle. Parue il y a une quinzaine d’années dans « Communions privées » (opus aujourd’hui épuisé mais à nouveau disponible en version numérique) et intitulée Les cloches du Paradis, sans cesse reprise et remaniée, c’est un page essentielle où j’ai mis, je crois, le pire et le meilleur de moi-même : ferveur et mécréance, spiritualité et érotisme, réalisme et utopie. Qu’advienne pour moi cette aube rayonnante !

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