Suivre des yeux une baballe traversant à coups de pied un grand pré fauché tantôt d’un côté tantôt de l’autre, quel intérêt ludique ?
Non, merci.
M’offrir par procuration des frissons, de la bravoure macho la chope à la main et le cul dans le sofa, où est l’exploit athlétique ? Non, merci.
Communier aux transes vociférantes d’Iroquois en délire qui gerbent leurs injures et brandissent des bannières, belle effusion mystique !
Non, merci.
Aduler ces grands benêts en shorts qui se rêvent en stars et empochent des milliards, triste dérive éthique…
Non, merci.
Confisquer les
Une et les JT pour d’épiques Euros ou autres Coupes ras-le-ball, belle urgence médiatique !
Non, merci.
Instrumentaliser le Bleu (délavé) en ciment sociétal et exhausteur du moral des ménages, subtile rhétorique !
Non, merci ! Non, merci ! Non, merci !

Or, dis-je et je persiste et signe, rien de nouveau sous le soleil :
Panem et circenses disaient les Anciens ; Epate et Audimat clament nos Modernes. Pour finir, ce pays de veaux n’a que ce qu’il mérite : à défaut de blé dans l’escarcelle, dans la mangeoire plasma du foin et, ce soir, la piquette.
C’est chouette !

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