Dans mon opuscule — que j’offre à qui m’en fait la demande — « MES AUTOEDITIONS Splendeurs et misères d’un auteur loser », j’écris pages 38-39 :
« (…) Ce qui navre le plus Julius, il m’en parle souvent, c’est qu’on puisse le croire insincère. Qu’on s’imagine que, dans le fond, il est mortifié par ses échecs à répétition. Tant pullulent tous ces faux jetons qui voient de l’hypocrisie partout ; pire, ces belles âmes subodorant en tout apostat zélé un chrétien qui s’ignore ou, le pire du pire, en tout prêtre parti un triste repenti ! Eh bien non, l’ex abbé Julius est paisible, flegmatique, souvent espiègle, bref, toujours confiant en sa mauvaise étoile, même s’il déplore que trop peu de gens connaissent son secret, comprennent qu’il ne bluffe pas, n’exagère pas, ne souffre pas de dépit, ne marchandera pas : jamais les hommes-enfants ne pourront devenir des Académiciens ventrus et respectables. « Car, conclut sentencieusement Julius (avec au coin de l’œil un éclair de malice), mieux vaut être un auteur-loser singulier, persévérant, heureux et fier de l’être, qu’un Goncourt d’un seul jour, passe-partout et obstinément suicidaire. »

À la lecture de cette profession de foi, le bilan de ma dernière souscription est donc plus qu’encourageant, vraiment glorieux :
– Taux de réussite auprès des choristes de Voix Vesunna : 16%
– Taux de réussite auprès des retraité.e.s cultivé.e.s : 0,25%
(Pour 500 flyers postés ou distribués de la main à la main)
– Taux de réussite auprès de la famille et des ami.e.s : 0%
Bref, au moment de distribuer ou de poster mes neuf exemplaires, me voilà rassuré et particulièrement excité. Ouf ! Je n’ai pas changé. Non ! je ne suis toujours pas bancable. Oui, ma maxime s’avère toujours vraie et stimulante : « J’écris en priorité pour moi-même, accessoirement pour une élite. »
CQFD.
Merci !

À propos
Dans mon
CQFD.
Merci !




