Voici l’été ! Les seins des petites demoiselles tressautent quand elles traversent le Pont de St Cloud d’un pas alerte et décidé. Ce sont eux que je mate deux fois par jour, le matin lorsque je vais à mon travail, le soir lorsque j’en reviens en traversant la Seine (mais elles sont nettement moins nombreuses et moins décidées). Moi qui suis pédé ! Jamais, ô grand jamais, la vision à la dérobée de ces petits seins tressautant ne me fait bander mais je trouve en ces jeunes appâts, encore laiteux, ivres de liberté, un je ne sais quoi de frais, de gentil, d’aventureux, d’allègre et de primesautier. Ça me change des petits culs rebondis des mecs ! C’est pourquoi je leur dédie ce matin – hélas à demi-férié – ce joli poème de Calaferte que je me récite souvent in petto, tantôt au masculin, tantôt au féminin, tant m’enchantent la poésie transgenre et les petits seins tressautant des jolies parisiennes lorsqu’elles traversent au mois de mai le Pont de St Cloud d’un pas décidé et alerte.

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