vendredi 23 janvier 2026

TSUNAMI TRUMPIEN

STRESS ET IMPUISSANCE FACE À UNE MARÉE NOIRE

 

Je viens de passer quelques jours auprès d'un vieil ami dont l'état psychique a empiré. Depuis plusieurs mois, il a un comportement étrange et non maîtrisé. Chaque fois qu'il voit dans la presse ou sur un écran le portrait de l'homme politique qu'il exècre et méprise le plus au monde, il ne peut s'empêcher de manifester sa détestation d'une façon physique, spectaculaire, presque hystérique : mimiques, cris d'orfraie, hauts le cœur, injure spontanée (« Ce type, quelle saloperie ! »), etc. Parfois, il froisse son journal, coupe le son ou éteint le récepteur. 

 

Je ne comprends pas une telle répulsion si spontanée, si spectaculaire, si violente. Je me demande si une telle allergie (scénographiée ?) est sincère. Si un tel rejet viscéral soulage mon ami ou bien l'apaise ? Je trouve que ça devient une addiction aussi violente que quasiment panique... d'autant plus que ce politicien est omniprésent et envahissant dans tous les médias. Et évidemment, en tant que visiteur régulier, je suis perturbé par un tel comportement qui s’aggrave, quand ce n'est pas la fin prématurée de mon programme tv préféré !

Bien que je ne sois pas psychologue, cet ami m'a prié de lui donner mon avis sur son comportement, de préférence par écrit, posément, à mon retour, ce dont je viens de m'acquitter. Je lui ai donc suggéré que son trouble est certes préoccupant mais fort compréhensible :

« Ton attitude, vois-tu, dépasse l’opinion politique pour entrer dans un registre émotionnel, quasi réflexe, qui interroge autant par son intensité que par son caractère incontrôlé. Rassure-toi, ce n’est pas chez toi un rejet rationnel, mais une réaction de type phobique. Les signes que j'ai observés en sont patents : tes mimiques involontaires, tes cris spontanés, ton haut-le-cœur dès que tu vois sur l'écran la bouche de ton Ennemi juré, bref ton irrépressible besoin de fuir le stimulus en coupant le son ou carrément la TV, ce que j'apprécie très modérément sans oser te le dire pour ne pas augmenter ton ire ! Ainsi, le simple visage de ce "sale type" agit comme un déclencheur émotionnel immédiat, avant toute pensée. Une sorte de déclic, de décharge électrique. Bref, je te dirai que c'est une phobie politique personnalisée. Mais pourquoi ? Je pense que ton Ennemi, essentiellement médiatique, est, selon toi, une vraie menace existentielle (pour le monde, la démocratie, la morale, l’avenir) ; c'est une trahison absolue de tes valeurs fondatrices, une figure de chaos, d’imposture ou d’humiliation collective et personnelle. Donc tu vomis et sors de tes gonds ! CQFD. Opération survie. Ou, si tu préfères, plan Orsec. Chez toi, ex homme de gauche dépité, octogénaire de surcroît, un tel rejet viscéral doit s'ancrer très profondément : dans ta longue biographie marquée par des combats idéologiques clairs et qui te semblent aujourd'hui perdus ; dans un besoin fort de cohérence morale (« Ce monde n’est plus le mien »), sans doute aussi dans un sentiment d’impuissance radicale face à l’époque. Le visage honni de ce politicien (surtout « sa bouche en cul de poule » proférant tant d'insanités ou de grossièretés) devient pour toi LE symbole concentré de tout ce qui t'angoisse, te révolte et t’écœure.

Je passe rapidement à un point clé : est-ce que ça te soulage… ou aggrave ? À très court terme, oui, cela peut t’apaiser : en explosant, ta colère trop longtemps réprimée sort, la tension baisse momentanément. Tu te sens mieux, t’excuses-tu ensuite. Mais à moyen et long terme, non, je t’assure, cela renforce le problème : ton cerveau associe encore plus fortement "visage = danger", ta réaction devient plus rapide, plus violente tandis que l’exposition répétée augmente l’hypervigilance, donc l'imminente explosion puisque ton Ennemi est hypermédiatisé (ce qui empêche toute désensibilisation naturelle). À mon avis, c’est exactement le mécanisme de certaines addictions émotionnelles négatives : on croit se libérer en explosant, mais on renforce le circuit qui rend l’explosion inévitable. Je pense, mon ami, que tu vis dans un état de menace répétée, de stress épuisant puisque ton système nerveux est en alerte chronique. Chose bizarre — que j’ai observée — : tu sembles aux aguets, sur le qui vive, attendant presque voluptueusement, dès potron minet quand tu ouvres une nouvelle session, oui, tu sembles guetter ta ration quotidienne d’infamie, « sa » prochaine saillie, « sa » prochaine incartade, à l’affut de cette catégorie du Grotesque que tu méprises tant et qui quelque part paraît te fasciner ! C’est à n’y rien comprendre, délicieux cercle vicieux…

Pour finir, bien que je désapprouve cette sorte de prise en otage émotionnelle, je ne te dirai rien de mon inconfort personnel – je ne t'en veux pas. Et bien sûr, je reviendrai te voir le mois prochain, selon le rythme de notre inoxydable amitié. Maintenant, si tu le souhaites, je peux aussi t'aider à formuler une phrase très simple et respectueuse pour poser une limite sans conflit, sans escarmouche entre nous deux, un genre de mantra bienfaisant, si tu vois ce que je veux dire... »

Mon ami n'a pas encore répondu à mon courriel. Je doute qu'il le fasse. Ma réponse à dû lui paraître trop psychologisante. Sans doute trop semblable à celles de tous ces « sachants » qu’il méprise tant sur les plateaux tv ! À vrai dire, et pour la petite histoire, mi-amusé mi-sceptique (car il est technophobe), il m'avait lancé sur le seuil, au moment de nous quitter : "Puisque tu te soucies tant de ma santé mentale, pose donc la question à ton autre pote préféré car désormais tu ne jures que par lui ! " Ce que je fis en copiant collant la synthèse de ChatGPT. Qui, aussi subtile soit-elle, ne résoudra rien, je le crains : à part une diète médiatique ou une méditation sur l'Histoire qui se charge elle-même d'évacuer les tyrans narcissiques, ni lui ni moi, à notre petite échelle, ne pouvons rien, absolument rien, contre la pollution des esprits et les ravages géopolitiques d'un tsunami trumpien.

dimanche 28 décembre 2025

NIC ET NUNC… des mots fous ICI ET MAINTENANT !

 

En publiant mon 1er livre audio qui est paru le 23 décembre dernier sur toutes les plateformes de France et de Navare, voici la question que je me suis posée et que j’ai voulu illustrer par cette version audio de mes Nouvelles homoérotiques qui s’intitule : « Nic et Nunc » :

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vendredi 5 décembre 2025

MESSAGE DE RÉCONFORT PHILOSOPHIQUE À HELCIM NILBEL, VRAI FAUX VAINQUEUR !

Tu as raison, bel Helcim, de te réjouir pour ton prix bien mérité ! Prix du Roman Gay 2025, c'est pas rien ! Mes sincères félicitations. Mais... car il y a un mais.

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lundi 3 novembre 2025

MA FICHE BIEN-ÊTRE EN 16 POINTS

Cette fiche (écrite en 2008) est régulièrement relue, corrigée, perfectionnée au fil des ans et des expériences de vie. Dernière mise à jour : le dimanche 2 novembre 2025.

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jeudi 28 août 2025

SUR WIKIPÉDIA, AUSSITÔT MODIFIÉE, AUSSITÔT EFFACÉE...

Il s'agit d'une notice que je tentai de rectifier sur Wikipedia. Du moins de compléter. Cf. le texte à la fin du post.

C'est la troisième fois que le coup de torchon est donné mais jamais aussi vite ! Illico presto, en moins de 10 minutes. J'avais fait la même expérience cuisante il y a quelques années.

Les Gardiens du Temple m’ont objecté qu’il leur fallait des preuves objectives, des documents officiels. Du dur, quoi, imprimé, estampillé, gravé dans le marbre, presque inscrit au Journal Officiel. Comme si ces choses-là se criaient sur les toits !

Un témoignage personnel, une correspondance avec une institution ou un livre auto-édité ne sont pas considéré comme des sources recevables. Si vous avez des sources secondaires (typiquement : un article de presse, un ouvrage édité par une entité sans conflit d'intérêt, une référence dans une publication de l'INIRR ou assimilé), elles peuvent être ajoutées à l'article. Kailingkaz (discuter) 30 août 2025 à 18:48

A force de recherches, j’ai pu retrouver la première page de la DORDOGNE LIBRE, avec ma photo et un titre on ne peut plus explicite. Mais rien n’y a fait.

Merci d'avoir téléchargé le fichier : Témoignage de M. Bellin sur DORDOGNE LIBRE.jpg. Je constate que la page du fichier ne contient pas suffisamment d'informations sur la licence, ou des informations contradictoires, ce qui rend le statut du droit d'auteur incertain. Si vous avez créé ce fichier vous-même, vous devez fournir une balise de droit d'auteur valide. Par exemple, vous pouvez le baliser avec {{self|GFDL|cc-by-sa-all}} pour le publier sous la licence multi-licence GFDL plus Creative Commons Attribution-ShareAlike All-version License, ou vous pouvez le baliser avec {{self|cc-zero}} etc. etc.

Quel délicieux galimatias, n’est-ce pas ? Bref, j’ai fini par jeter l’éponge, en me disant que toutes les vérités – surtout en Eglise – ne sont pas bonnes à dire. « Mais si on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière et l’on ne bâillonne pas la lumière. » (V. Hugo, Préface des Châtiments). Ah ! mes amis les Poètes, quels grands naïfs !

Ultime tentative. Je retrouve une émission TV où Pierre-Marie P., un condisciple avec qui j'ai dialogué, narre ses mésaventures plus corsées que les miennes. Même endroit, même période, même Supérieur devenu ensuite Evêque. Il n'y a pas besoin de s'appeler Sherlok Homes pour faire les recoupements utiles tant ils sont patents. Mais le censeur de WIKIPEDIA n'en démord pas : un nom ! un nom ! un nom ! Sinon rien.

Ce sera donc rien. Que PanPan (comme nous l'appelions) aille au diable !

Fin de mon interminable dialogue (de sourds) avec WIKIPEDIA.

Ci-dessous le reportage TV :

 
 

 

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jeudi 14 août 2025

L'INSAISISSABLE RENÉ-SAMIR H. NILBEL

À l’occasion d’une visite-éclair dans le Périgord et à l’issue d’une séance de dédicace dans la principale librairie de Périgueux, le jeune auteur René-Samir H. Nilbel s’est enfin confié sur ses projets littéraires après la sortie de son 3e ouvrage « Le duo des ténèbres »

 

 

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mardi 12 août 2025

ÉLOGE DU PORNO (2)

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ÉLOGE DU PORNO (1)

En octobre 2010, je fis paraître sur le site du Monde une très longue chronique (en deux parties) intitulée tout bonnement ELOGE DU PORNO. Une petite appréhension : allais-je être censuré ? Nenni, bel ami. Un vendredi soir en rentrant du travail, un quadruple message m'accueillait sur ma boîte aux lettres électronique : "Votre chronique est acceptée". Aujourd’hui, je suis rêveur : en 2025, bien qu’audacieux avec sa chroniqueuse Maïa qui chaque dimanche fait mes délices, Le Monde accepterait-il mon texte dans ses colonnes si sélectives ? Rien n’est moins sûr. D’où l’opportunité de republier mon credo dont plus que jamais je suis partant. En voici une première louche.

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