J'ai aimé (souvenirs d'un curé savoyard)

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Editions GAP

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4è­¥ de couverture :

Damien, Joan, Philippe, Warren et les autres…

« Plus que la philosophie, bien plus que le christianisme, ce sont les êtres d’amour, souvent jeunes et enthousiastes, qui ont enchanté et densifié ma vie, au cœur à corps. » L’auteur de ces mots était prêtre catholique. Ce livre raconte quelques-unes de ses rencontres hors-normes.

Un hymne au bonheur charnel. Un hommage à un homme libre. Une provocation pour toutes les sociétés sclérosées et corsetées que cet amour-là continue de déranger.

Il convient d’ajouter qu’un tel témoignage incendié de pulsions et désarmant de sincérité ne s’adresse qu’à des lecteurs avertis.

Deviens qui tu es, telle pourrait être la devise de l’auteur. Son itinéraire est en effet singulier : prêtre contestataire, il quitte tôt les ordres, se marie, fonde une famille… assume à 50 ans une homosexualité décomplexée qu’il revendique tranquillement tout en confessant aujourd’hui son athéisme. C’est ce parcours de vie qui nourrit l’écriture de Michel Bellin depuis une dizaine d’années.

Couverture : Ludovic Combe (www.ludoviccombe.fr)

14 €

ISBN : 978-2-7417-0400-3

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Extrait :
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J’AI AIMÉ (extrait de la préface)

(…) Basta, veux-tu, laissons les morts enterrer leurs morts. Nous, vivons ! À ce propos, je te remercie d’avoir accepté de lire mon recueil secret (ces saintes amours illicites comme j’aime à les appeler), de les retravailler car plusieurs portraits sont à peine esquissés et je suis franchement plus doué pour mes sermons que pour la romance ! Ce que j’aime, c’est improviser à l’ambon, pas rédiger mes textes. C’est pour ça qu’à la différence de toi, du temps où tu officiais, mes admiratrices repartent toujours bredouilles à la fin de la messe ! Pour en revenir à mes chères historiettes, tâche de les publier un jour si tu m’en juges digne. Car si tu as toi aussi le don d’Amour, tu as en même temps le talent d’une écriture fluide et musicale que j’apprécie et envie, tu le sais, depuis ton premier roman qui fut l’occasion de notre rencontre. Quand tu pénètreras dans le cercle de mes petits amoureux, c’est un peu de ta vie que tu trouveras, beaucoup de la mienne, forcément de nous deux puisque telle fut la providence du reste de nos existences.

Bien sûr, il ne s’agit pas de choquer, ce n’est pas mon genre, juste témoigner calmement : le corps est notre ami, tout le corps, l’Amour est compatible avec la Foi, j’en ai fait l’expérience sans vouloir me vanter ni me justifier, le même absolu s’incarne joyeusement au quotidien, hors carcan, hors frontières, toujours par-delà le bien et le mal. Donc, à toi de voir et de l’exprimer au mieux.

Je suis mal placé pour te donner des conseils littéraires, moi qui rédige toujours à l’économie et tu as, nous en avons longuement parlé, carte blanche. Juste ce désir de ma part et après, je ne t’embêterai plus avec mes exigences : tâche de faire ressortir le côté solaire, ludique, ardent, édénique et pour tout dire innocent de mes attachements successifs. Car ce fut et c’est encore ma vérité vraie : plus que la philosophie, bien plus que le christianisme, ce sont les êtres d’amour, souvent jeunes et enthousiastes, qui ont enchanté et densifié ma vie, au cœur à corps. Dans le don, l’abandon, la confiance émerveillée et une absolue Pureté Originelle même si, j’en ai peur, à part quelques-uns de notre tribu, la majorité de tes lecteurs m’accuseront à titre posthume d’infamie et d’hypocrisie. Le pire c’est que d’aucuns penseront que certains épisodes ont été exagérés, que tu en rajoutes, alors que le moindre détail est véridique et que je m’honore du plus scabreux. Mais toi, tu sais où est le vrai et là est pour moi l’essentiel.

…/…


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INCIPIT

Je revis souvent ce matin d’été que le sirocco rendait encore plus incandescent. Nous étions calfeutrés sur un piton abandonné, quelque part dans les montagnes de Kabylie. L’aumônier déboula et s’avança aussitôt vers moi. « Julien est mort, tué près de Palestro dans une embuscade. Vous étiez du même cours, n’est-ce pas ? »

J’avoue ne pas me souvenir des circonstances dans lesquelles naquit cette amitié qui nous lie encore si profondément. Tu étais alors élève de seconde ; j’étais ton professeur de Lettres. Peut-être un jour me parlas-tu de la grave maladie de ta mère ? Elle se mourait doucement et toi, Pierre, tu étais désemparé.

Notre relation dura tout juste le temps d’une fin d’année de Terminale. Tu étais, cher Warren , ce que j’appellerai un cheval rétif, piaffant sans cesse, ruant dans les brancards des contraintes scolaires et des vexations disciplinaires.

À treize ans, Joan avait déjà la beauté à la fois discrète et provocante de l’adolescence. Moi, j’allais sur mes seize ans. Chaque matin, je l’attendais au sortir du réfectoire qui déversait son flot bruyant d’élèves.

Ce solide montagnard, campé sur ses guiboles arquées, fut toujours pour moi l’incarnation de l’hypocrisie. Ernest avait le regard fuyant et le sourire faux des gens toujours à l’affût de quelque coup tordu. Une charpente toute en muscles malgré la petite taille, une force stupéfiante dont il savait se servir quand il voulait.

Durant mon adolescence, Fabrice fut sans aucun doute ma passion la plus brève et la plus ravageuse alors que rien ne le laissait présager.

Un immense nez planté dans un visage en lame de couteau ! Ses copains l’appelaient La Niffle, moi simplement Norbert. (Parfois “Mon Cyrano” car il appréciait doublement le possessif et la plus-value culturelle.)

À seize ans, tu avais, Gillou, la beauté d’un ange de Botticelli. Une sveltesse, une gracilité, le nimbe doré de tes cheveux, un rien de bouderie enjouée dans ta prunelle azur.

Damien était un adolescent d’une grande timidité, lisse, effacé et tranquille.

Douze ans de différence. Est-ce peu ? Est-ce trop ? Depuis la mort de mon père (je promis de devenir prêtre juste avant son ultime râle) - il était sans aucun doute l’un des meilleurs amis du tien - j’étais devenu tout naturellement le fils de la famille, le grand frère que tu n’avais pas, Philippe, celui qu’on admire et à qui l’on s’attache.


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JOAN

À treize ans, Joan avait déjà la beauté à la fois discrète et provocante de l’adolescence. Moi, j’allais sur mes seize ans. Chaque matin, je l’attendais au sortir du réfectoire qui déversait son flot bruyant d’élèves. Posté sous un platane aujourd’hui couronné de feuilles alanguies, demain dénudé par les rafales cinglantes de la bise, bientôt bourgeonnant de toute la vigueur d’un nouveau printemps. Car tel était notre lieu de rendez-vous, à la fois immuable et changeant.

Aussitôt apparu sur le seuil, comme aimanté, Joan courait vers moi de toute l’agilité de ses longues jambes dénudées. Ses boucles brunes dansaient sur son front, sa blouse bleue serrée à la taille et qui lui tombait jusqu’aux genoux se gonflait comme une voile. À quelques pas, soudain encore plus réservé qu’à l’ordinaire, il ralentissait, s’approchait, me tendait une main pâle, levait vers moi un sourire ineffable tout en murmurant « bonjour ! », toujours le même bonjour à la fois timide et ardent. Sous ses longs cils, sa joie chantait dans l’éclat étonnant de son regard. Joan avait des traits d’une extrême délicatesse et je ne me lassais pas d’admirer un visage aussi fin.

Nous n’avions pas grand-chose à nous dire. Surtout pas de secret. Nous marchions simplement côte à côte, posément, heureux d’être réunis l’espace d’une récré. Quelque chose d’indéfinissable, impétueux et très doux, nous portait l’un vers l’autre et nous accompagnait. Un contentement délicieux m’inondait car ta présence, Joan, m’isolait du reste du monde et m’apaisait comme un onguent.

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(…) Ce jour-là, alors que j’étais occupé à ranger mon armoire, Ernest se glissa soudain derrière moi et me saisit le sexe avec une brutalité qui me fit hurler. Je sentais contre mes fesses sa virilité conquérante qui ne s’embarrassait pas de préambules. En me retournant vivement, je découvris sa main occupée à branler avec frénésie un dard long et épais comme je n’en avais encore jamais vu.

- Allez, fais-moi jouir, je sais que tu aimes ça !

Je commençai par le repousser sans ménagement. Lui me coinçait contre la porte de l’armoire sans cesser de se patrouiller . Il avait son sourire méchant des mauvais jours.

- Fais gaffe, j’en sais assez sur toi pour te faire virer !

- Tu sais quoi ?

Sa main s’était mise à triturer ma bique sans ménagement.

- Ce que je sais ? Fais pas l’innocent. Le galetas… François, Henri, Julien et d’autres… tu vois ce que je veux dire ?

J’étais piégé.

- D’accord ! mais pas ici. Je t’en prie…

C’est dans les waters que je dus acheter son silence. Je l’amenai rapidement à ses fins. Il grogna après s’être répandu sur mes couilles qu’il avait exigé que je sorte. Cette vision reste à tout jamais gravée en moi : sa broussaille de feu, son énorme pis laiteux et cette puanteur qui montait de son bout violacé.

- À une autre fois, ma belle !

Il s’était rajusté rapidement et me laissa avec ces mots ironiques. Ainsi débuta une sorte de persécution calculée, froide, rationnelle. Ernest me tenait et en profita durant les quelques mois qui nous séparaient du baccalauréat. Dois-je l’avouer ici ? Je finis par prendre plaisir à sa brutalité animale. Même son musc me grisait. Nul sentiment dans nos rapports, pas même du ressentiment de ma part, seule la violence de ses assauts, ma soumission résignée puis son rapide assouvissement ; seule la satisfaction primaire de sa chair en rut. Moi, je comptais pour du beurre. Car il donnait peu alors qu’il exigeait tout, prenant un plaisir malsain à m’abandonner à l’instant où ma jouissance martyrisée allait me submerger. Il y avait chez Ernest le Rouge une impérieuse séduction qui m’aimantait mais aussi une froide détermination à m’humilier dont je ne compris jamais la vraie raison : méchanceté naturelle ou homophobie intériorisée ? Plus que ses manières, son langage ordurier me blessait. Et il en jouait. Ce fut pour moi un autre visage de l’amour.


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(…) Durant plus de cinquante ans de sacerdoce, de foi, d’espérance, de charité ; après tant de messes, sermons, communions, extrêmes-onctions, baptêmes, épousailles et funérailles ; tant d’exhortations, de consolations, d’absolutions ; durant mille occupations sacerdotales, collégiales, pastorales, infiniment respectables et ô combien charitables – avec toujours le même Évangile chevillé au cœur et la même solitude indurée – ; après tant et tant d’années à enseigner, corriger, admonester puis, en poste paroissial, à faire miroiter à mes brebis l’étoile du Berger et à téléguider dans leur nuit apeurée les satellites artificiels de l’antique croyance, ici, sur la terre enfin, dans mon pays natal ou très loin au gré de mes nombreux périples (les miens propres et ceux que j’organisais l’été pour les jeunes du foyer), après tout ce temps ou plutôt durant le même temps, les deux temps s’ensemençant mutuellement, j’ai vécu dans mes back room ou mes dark room (peu importe le vocable ou les modes volatiles), j’ai vécu avec bonheur et reconnaissance ce cérémonial fraternel, jamais fastidieux, ludique au contraire, inventif, parfois drôle, toujours démesuré. Oui, je l’ai vécu et concélébré à l’excès, sans regret, sans gêne, dans une paradoxale apesanteur au milieu de tant de torses durs et de sexes lourds, juste avec le spleen passager qui s’ensuit et donne d’emblée l’envie de récidiver et de communier encore et encore au même sacrement : « Que tous soient un ! Car ceci est mon Cops, ma chair livrée pour vous. Prenez et aimez. »

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Mot de l'auteur :
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Les années séminaire ou les amours de Camille...retrouvez la vidéo en cliquant ici.


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Revue de Presse :
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Sur le site canadien infoculture.ca :

J’AI AIMÉ

2009-12-17

‘Deviens qui tu es’ voilà la devise de Michel Bellin, l’auteur de "J’ai aimé". Cet ouvrage, le dernier de Bellin, raconte les amours hors normes d’un ami de l’auteur avec des garçons. Des amours qu’il considère comme étant au-dessus de toutes normes religieuses. ‘Des cœurs à corps’ comme il le dit si bien. Parfois. Mais aussi des corps à corps ou des cœurs à cœurs.

"J’ai aimé" présente les mémoires amoureuses et sexuelles de Camille, prêtre et professeur, dans les années d’après-guerre. Ces aventures se sont déroulées alors qu’il était pensionnaire dans un petit séminaire et lorsqu’il était enseignant. Dans ce dernier cas, en position d’autorité, donc en danger de se faire accuser de pédophilie.

Les récits des différentes rencontres amoureuses ou carrément sexuelles avec des confrères étudiants dans ce pensionnat qu’il a fréquenté n’ont rien d’extraordinaire. Il s’agit la plupart du temps de découvertes sensuelles de bon aloi. Mais lorsque qu’un garçon plus âgé entretient une relation amoureuse avec un jeune à la porte de l’adolescence, cela peut en choquer certains. Même si c’est le plus jeune qui fait les premiers pas ! C’est là un sujet sensible.

Parmi les amoureux, deux ressortent du lot : Warren et Philippe. Avec eux il semble que Camille (ou est-ce Michel Bellin?) à travers ces liaisons réussissait à ‘…exacerber puis sublimer interdits et tabous, effacer les frontières entre le corps et l’âme, reculer les bornes du profane et du sacré, du permis et du défendu’. C’est là où réside l’essence de cette œuvre littéraire.

D’une écriture vive et directe, ce livre est utile pour les jeunes homosexuels qui doutent de la légitimité de leurs désirs et aux plus âgés pour certains souvenirs que ces différents récits font remonter à la surface.

Le parcours de Michel Bellin est singulier: prêtre contestataire, il laisse tomber la foi, se marie, a quatre enfants... affirme à 50 ans une homosexualité décomplexée qu'il revendique tranquillement tout en confessant désormais un

athéisme farouche.

Après avoir exercé plusieurs métiers (encadreur et doreur sur bois, assistant maternel, musicothérapeute...), il opte définitivement pour la littérature en 2000 et s'installe en Ile-de-France. Son écriture colle au plus près de son histoire et il se reconnaît dans le mot de Jouhandeau " Pour une larme versée sur le Dieu que je perds, mille éclats de rire au fond de moi fêtent la divinité qui m'accueille partout. "

www.michel-bellin.fr

Par Yves Gauthier


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Livres (romans et essais)

J'ai aimé: Souvenirs d'un curé savoyard

Critique de Benoit Migneault [27-01-2010]

dans la revue FUGUES (Québec)

Michel Bellin nous présente ici son dernier-né: les souvenirs d'un prêtre qui, au fil des pages, nous présente ses amours d'adolescence et d'enseignement.

Le tout se déroule dans les années d'après-guerre alors qu'il était étudiant dans un pensionnat et, plus tard, alors qu'il fait office d'enseignant. Empreint d'une grande simplicité mais également d'une sensualité à fleur de peau, l’écriture de Michel Bellin fait toujours montre d'une maîtrise admirable de la langue, ce qui lui permet d'insuffler un lyrisme indéniable au creux de ses récits. Dix hommes, dix récits, qui ont marqué l'existence du narrateur et laissé une marque profonde sur son esprit mais également sur sa peau. L'auteur, lui-même ancien prêtre, nous livre sans aucun doute une part importante des souvenirs ou des désirs qui l'habitèrent à l'époque. Pour en savoir plus: www.michel-bellin.fr

J'ai aimé : Souvenirs d'un curé savoyard / Michel Bellin. Challes-les-Eaux: Éditions GAP, 2009. 171p.


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Dans PAGAYE INFOS

Février 2010 (N°133)

Sous la plume d’Eric Garnier

Sous-titré « Souvenirs d’un curé savoyard », ce livre publié aux éditions GAP peut faire craindre ou espérer le « brossage » d’un paysage mystico-virgo- moralisateur etc. Mais qui connaît l’auteur, ex-prêtre devenu athée, père et homo, sera rassuré !

Ce livre, où tout est incroyablement exact (et souvent bandant), donne la parole à Camille, décédé il y a quelques années, et qui avait confié à l’auteur des carnets – brûlants – des notes prises tout au long de sa vie amoureuse de prêtre qu’il fut jusqu’au bout. Prêtre pratiquant… l’homosexualité sans relâche. Michel, qui fut l’un de ses derniers amants il y a plus de dix ans, a mis en forme et en mots ces confessions érotiques que Camille lui avait confiées. La langue classique et élégante, pleine d’émotion et de retenue aussi, de Michel Bellin donne à ces histoires d’amour (de 16 à 66 ans) une retenue, une pudeur qui font de ces pages un poème hédoniste et pur, un manifeste du Désir libre de toute hypocrisie.

Quel livre !


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Commentaire des lecteurs :
Commentaire - 1 :

Bonsoir Michel, J’ai aimé… « j’ai aimé », comme tout ce que tu me donnes à lire. Ce recueil d’amours adolescentes, d’instants de vie épars et de réminiscences de volupté, m’a comblé. Que nous ayons partagé dix minutes, un mois, une, dix années ou la vie, les êtres qui nous marquent restent à jamais en nous. J’ai aimé ta fidélité à l’Aimé, l’authenticité de ta relation à l’autre, dans le désir, dans la recherche de rôle, de complétude. J’ai aussi aimé l’éloge à la chair, jamais triste en effet ! Et je m'amuse toujours de tes blasphèmes, tu connais mon aversion pour les dogmes ! Même le destin amer d’avoir à regarder stoïquement l’amour, le fils, l’amant, l’ami s’éloigner se transforme en fortune lorsque le lien se transforme en complicité, en amitié. Au plaisir de tes prochains écrits, Je t’embrasse et continue dans ton art. R*** P.S. Ton livre m'a invité à réfléchir à qui je mettrais sur ma propre liste. Quels sont dans tous ces corps et ces âmes que l'on a désirés, ceux dont le souvenir nous emporte vers une forme de bonheur ?

Sa note : très bon

Ecrit par Richard (P le Samedi 12 Décembre 2009.


Commentaire - 2 :

Ce livre, qu’à première lecture j’ai rejeté, me fait pénétrer plus à fond dans les profondeurs de mon âme, celle en laquelle vous, Monsieur Bellin, ne croyez pas ! Dans cette profondeur (quand tous les tabous, préjugés, qu’en dira-t-on de la morale conditionnée sont transcendés pour se fondre dans la seule Valeur universelle de l’Amour), vie du corps et vie de l’âme se rejoignent dans une harmonie parfaite. C'est dans cette optique que Camille, dont il semble que c'était la philosophie, est un saint homme !!! Bien que pécheur pour beaucoup !!!!.....Mais nul ne peut juger. Il me semble que l’amour, l’amour et la vérité, deux piliers de la sagesse, conduisent à la liberté, troisième pilier de la sagesse ; cette sagesse que j’aimerais connaître alors que la morale, qui m’enferme encore et me conditionne toujours, n’est pas libre car conditionnée. Que seule est libre - de cette liberté de la sagesse qui procure joie et bonheur - cette liberté qui est aimante et… se passe de morale ! Elle est au-dessus de la morale, voilà tout, dans la pureté du regard de sa conscience, étincelle de la conscience universelle (celle que les chrétiens appellent Dieu). Donc, nul n’a le droit de juger autrui, car nul ne peut pénétrer dans la profondeur de la conscience de l’autre ! ! En l'occurrence, celle du Camille, le héros très dérangeant de votre livre « J'ai aimé ». Quand aux relations décrites dans ce livre, je suis dans l'impossibilité, incapable, d'en parler !!! Ce domaine de la sexualité n’est pas le mien !!! Depuis toute petite j’ai tellement appris à sublimer tout cela… Je n’en suis pas malheureuse pour autant, au contraire ! Ceci dit, mais c’était très difficile à exprimer (le fait que je sois passée au fil des pages de l’horreur, de la consternation à la tolérance, à une compréhension de l’intérieur), là où je pense qu’on peut tous être d’accord : une fois de plus, je tiens à vous dire que votre écriture, votre style, sont un enchantement ! Même si le sujet déplait, le livre, lui, se lit avec je dirais « suavité », comme une poésie, ou plutôt comme de la bonne littérature !

Sa note : bon

Ecrit par Micheline le Mardi 22 Décembre 2009.


Commentaire - 3 :

J'ai trouvé l'ensemble un peu triste, genre "j'aime... et ça s'arrête brutalement mais c'est comme ça." Seul un personnage donne lieu à une vraie scène de cul qui fait bien bander, je ne me souviens plus de son prénom mais tu le reconnaîtras... La question que je me pose :cette publication ne va t-elle pas déclencher des drames parmi certains couples où l'épouse ne savait pas...? s'ils se reconnaissent du moins. Ceci dit, bel hommage à ton Ami, et respect de sa volonté, tu as eu les couilles de faire ce livre, bravo !

Sa note : pas mal

Ecrit par Philippe P le Jeudi 24 Décembre 2009.


Commentaire - 4 :

Bravo pour le film « LES ANNÉES SÉMINAIRE » qui peut accompagner la lecture de ton livre. Où l'as-tu dégoté? C'est un vrai morceau d'ethnologie. Des images sombres et floues, d'abord le contraste entre les "Concertos Brandebourgeois" et le ton sinistre du commentateur, récitant un texte désuet. Penser qu'on a passé par là ! - et que paradoxalement, et par manque de comparaison - on n'était pas si mal que cà - on ressent le formidable décalage entre nos générations et les générations présentes. Je repense là au livre, à Camille et à ses descriptions dramatiques (plus qu'érotiques) d'une vie faite de frustrations, mais aussi (je n'ai pas peur du mot) d'hypocrisie, engendrée nécessairement par la fracture entre un milieu rigide, sombre, et la sexualité d'une adolescence que le milieu éducatif rendait cauchemardesque. L'éducation se limitant à occulter la réalité et n'ayant aucun projet réel de formation. Encore bravo !

Sa note : très bon

Ecrit par René le Dimanche 21 Février 2010.


Commentaire - 5 :

Veh, Bravo , « j’ai aimé » c'est à nous. Vit , direct , s'enfonce juste à l’âme. C'est pas facile. Petite histoire...: ma femme , elle est bien ferme les mots -ici dessous- appartiennent à vous. Suis je responsable du...plagiarisme involontaire..? "Tu l'écoute bien la mélodie , silence, bruits, vent, lumière cela d' un parfait im-parfait passe. Il reviendra. Je reviendra. Je guette le moindre changement et je le sent. Rien d'autre à faire que rebâtir comme Elia en bagarre avec son Dieu Au fil de mes pensées...guess?"

Sa note : bon

Ecrit par Warburg le Lundi 04 Octobre 2010.


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