Le journal d’Uzbek

Un vieux Persan découvre avec stupeur et bonne humeur certains us et coutumes

17 avril 2022 Ce jour-là, Uzbek s'expliqua sur le sobriquet dont il affuble Dieu, pardon, “dieu”, car un ectoplasme ne mérite pas une Majuscule et les guillemets sont des pincettes, histoire de ne pas y toucher. Démonétiser le Tétragramme en le nommant “Pouet-Pouet”, ça marche à tout coup. Dès lors ni tremolo de viole ni flonflon d’orgue. Exit l’inconscient totem, partout dans la presse dévote. Avec le diminutif du Persan, le moindre oracle en or coruscant s’amenuise illico en gag en fer blanc. Toute théologie monothéiste – en mode chrétien ou islamiste – en devient légère, espiègle, surréaliste : « Il fallait que le Fils de Pouet-Pouet s’incarnât pour sauver le monde... Pouet-Pouet me suffit car il est le Seigneur du grand trône. » Ainsi le Tout-Autre ventriloque redevient breloque, condom flapi, pet cosmique, fatale obsolescence… un ridicule de l'esprit. Et plutôt qu’une énième guérilla avec son ex-coloc envahissant, Uzbek se réjouit que son lexique breveté désacralise le Clown blanc tyrannique.


On peut relire le feuilleton tragi-comique d’une trop longue cohabitation : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/dieu-mon-encombrant-coloc