Je commence cette journée de samedi dans l’indolence. Quelques biscuits secs, un Nespresso Ristretto, et un verre de Pur Premium ‘Rouge plaisir’. J’ai vite éteint la radio (vomitus matutinus !) et, dans le silence de ma chambrette, je feuillette un livre de poésie intitulé « Les cent poèmes du bonheur ». Ma maudite céphalée est déjà à l’affut, mais j’ai décidé de l’ignorer et de l’annihiler par la musique : après le pur joyau de Théophile Gauthier, ce sera la merveilleuse sonate N°21 de Franz Schubert sous les doigts de Mitsuko Uchida. Rêveur et mélancolique, j’aime fredonner le premier mouvement où tout est lumière et ténèbres, souffrance et silence intérieur, solitude et lien avec tous les êtres aimés, spécialement l’Ami que j’ai quitté il y a quelques jours dans son lointain Emirat et que je retrouverai bientôt… si Allah y consent.

Délicieuses et cuisantes larmes...

« Je veux un sabre turc, un poignard indien
Dont le manche de saphirs brille ;
Mais surtout je voudrais un cœur fait pour le mien… »

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