vendredi 10 avril 2009
DÉLICES DE LA VIE OUVRIÈRE
Par Michel Bellin, vendredi 10 avril 2009 à 12:07 :: General
Tout commence avec le corps d’un enfant épouvanté par l’usine du village qui souffle vapeurs et fumée par ses naseaux, tel un animal monstrueux et fabuleux.
Comme dirait Sarko 1er, le Chef de tous les Français : il faut retrouver la mystique du Travail et bosser plus pour gagner plus ! Avant de prêcher, que le très riche natif de Neuilly-sur-Seine aille donc faire un tour dans la fromagerie du cher Michel Onfray ! C’est dans ce genre d’usine que se forgent les philosophes authentiques et que se décrédibilisent les condottieri d’opérette. C’est peut-être aussi dans ce genre d’enfer ordinaire qu’au printemps 2009 les sacrifié(e)s à l’hydre Crise en viennent, par désespoir, à séquestrer leurs contremaîtres pour leur arracher quelques miettes d’espoir et de dignité.
« …j’ai travaillé avec un ouvrier fier de l’excroissance apparue à la jonction de son bras et de son avant-bras : une boule de viande, de chair, de muscle, construite et fabriquée par les milliers d’heures consacrées à la répétition du même geste. Dans le vacarme, la vapeur et les trombes d’eau, il me montrait parfois avec un clin d’œil ce signe qui fait le mutant : un animal tout entier dressé pour le travail. »
Comme dirait Sarko 1er, le Chef de tous les Français : il faut retrouver la mystique du Travail et bosser plus pour gagner plus ! Avant de prêcher, que le très riche natif de Neuilly-sur-Seine aille donc faire un tour dans la fromagerie du cher Michel Onfray ! C’est dans ce genre d’usine que se forgent les philosophes authentiques et que se décrédibilisent les condottieri d’opérette. C’est peut-être aussi dans ce genre d’enfer ordinaire qu’au printemps 2009 les sacrifié(e)s à l’hydre Crise en viennent, par désespoir, à séquestrer leurs contremaîtres pour leur arracher quelques miettes d’espoir et de dignité.
« …j’ai travaillé avec un ouvrier fier de l’excroissance apparue à la jonction de son bras et de son avant-bras : une boule de viande, de chair, de muscle, construite et fabriquée par les milliers d’heures consacrées à la répétition du même geste. Dans le vacarme, la vapeur et les trombes d’eau, il me montrait parfois avec un clin d’œil ce signe qui fait le mutant : un animal tout entier dressé pour le travail. »