À l’heure des patrons voyous et des directeurs séquestrés, au moment où le bouclier fiscal devient de jour en jour une menaçante muléta sociale (834 contribuables viennent de recevoir du fisc un chèque moyen de 368 261 euros “ soit l’équivalent de trente années de smic ”) j’ai trouvé assez troublante cette page d’Alain décrivant une situation de l’été 1909.
Déjà un siècle et ces messieurs-dames n’ont toujours pas compris alors que le peuple gronde ! Car l’Histoire semble bien vouloir se rebiffer, peut-être se réveiller. 1789, 1909, 2009… tous ces « 9 », ça ne vous dit rien ? Les nouveaux mots d’ordre qui circulent – « la crise a bon dos » ou « nous ne paierons pas votre crise » – tout ce ras-le-bol généralisé met en évidence la division sociale exacerbée entre nouveaux pauvres et riches de toujours, entre le « nous » des opprimés et le « vous » des oppresseurs » Car qu’arrivera-t-il lorsque la montée de la violence, de plus en plus exacerbée et sauvage, ne saura être contenue ni à la base ni au sommet, ni dans la retenue syndicale déjà minoritaire ni surtout dans les sources arrogantes et injustes de son surgissement au sommet de l'omnipouvoir sarkozien ?
Voir à ce sujet le formidable article de l’historienne Sophie Wahnich dans la page Horizons Débats du Monde du 6 avril dernier « Après 1789, 2009 ? »
[http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2009/04/04/apres-1789-2009_1176699_3224.html]

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