jeudi 12 mars 2009
IVRESSE ALPINE (suite et fin)
Par Michel Bellin, jeudi 12 mars 2009 à 14:36 :: General
L’Ami et moi, nous nous sommes donc retrouvés ce matin dans l’un des Emirats. No comment ! Une fois de plus s’est vérifiée la phrase du cher Onfray que j’avais mise en exergue au début d’un de mes sulfureux opus: « Désirer, c’est expérimenter le travail d’une énergie qui engorge et appelle expansion. » Nous voilà donc délicieusement et réciproquement désengorgés ! Quant à ma nouvelle « Ivresse alpine », on peut toujours se poser cette question : est-ce érotique ou pornographique ? Ou encore : quel rapport avec la littérature, étant entendu – dixit Roland Barthes, dans sa préface de Tricks – que « la littérature est là pour donner un supplément de jouissance, non de décence. » Ouf ! Donc, foin de décence, repartons dans notre auberge du Queyras. Evidemment, rien à voir avec le Golfe d’Oman. Ici, il fait 35° à l’ombre. Je pianote sur mon clavier pour mettre mon texte en ligne. Face à la mer, nu comme un ver, abrité tout de même par un bougainvillier exubérant. Au loin, les silhouettes de nombreux pétroliers à l’ancrage. Plus loin encore, c’est l’Iran… mais, retour à l’alpage : que va-t-il arriver au charmant Sigismond, toujours enclin aux saignements de nez et qui n’a qu’une envie, naïf souriceau : échapper à la brute qui lui tient lieu de père (banquier à Genève) pour venir en douce me rejoindre… moi, le terrifique Raminagrobis qui déjà ronronne en remuant la queue !