lundi 9 mars 2009
ANTONY HEGARTY, LA DOUCEUR QUI LACÈRE
Par Michel Bellin, lundi 9 mars 2009 à 07:21 :: General
Je suis tombé amoureux d’une voix. Peu m’importe qu’Antony Hegarty ait l'envergure physique d'un géant blond androgyne et emprunté, son destin me touche, sa personnalité me fascine, sa voix me porte et me transporte. J’écoute son dernier album en boucle (“The Crying Light”). Une voix haut perchée, comme je les aime, souple, caressante, insinuante, aérienne et charnelle, puissante et feutrée, une voix languide qui s’enroule, se déroule et qui vous emporte dans un flot de rêveries, portée par des violons suaves et un piano cristallin. Voix tantôt plaintive, tantôt caressante : avec mon Ange, je suis au Ciel ! Loin de la crise et des faits divers. À des années-lumière de toute trivialité. Et je me retrouve au milieu du chœur de mes aimé(e)s qui font pleuvoir sur notre terre une pluie de roses emperlées de larmes : Klaus Nomi, Philippe Jaroussky, Jeff Buckley, Nina Simone… Deo gratias.