dimanche 8 mars 2009
LES SŒURS DE CHARITÉ
Par Michel Bellin, dimanche 8 mars 2009 à 08:28 :: General
Cet illustre poème (si complexe et si lumineux !) que j’ai fini par apprendre par cœur figure à l’avant-dernière page de mon dernier livre précédé de la mention « En guise d’épitaphe ». Hommage désenchanté à la féminité ? En tout cas, écrit de circonstance en cette Journée mondiale de la Femme dont on peut d’ailleurs s’interroger sur l’opportunité.
Rimbaud n’avait pas encore 17 ans lorsqu’il composa ce texte et l’envoya à Verlaine (août 1871). Ce dernier le recopia fidèlement, sauvant sans doute cette page des mains purificatrices de sa femme Mathilde.
La semaine dernière, sur le site du Monde.fr, je me suis gentiment pris de bec avec une certaine Louise Gaggini, passionaria enragée autant qu’écrivaine prolixe et exaltée (à quel sujet ? Evidemment la mise en boîte de DSK pas Stéphane Guillon ! La dame n’avait pas, mais pas du tout apprécié.). Je l’ai gentiment chambrée. Je crois que nous nous sommes quittés pas trop fâchés après cet ultime pastiche pour clore notre passe d’armes :
« … puisque vous préparez un nouveau manuscrit, d’auteur à auteure, foin d’imposture, revenons à la Littérature. Vous êtes sans aucun doute femme consolatrice ; c’est donc dans votre giron, suspendu à vos lèvres, sous vos longs cheveux blonds, ô Femme, monceau d’entrailles, pitié douce, c’est donc à vous, ma sœur de charité, que je confierai la peine d’un écrivain manchot que sa plume a niqué : “ Je suis le Ténébreux, le Veuf, l’Inconsolé/Je suis le Ténébreux et vous l’Illuminée/Je suis le Ténébreux dans le frais cresson bleu/Je suis le Ténébreux, je vis par vos beaux yeux/Je suis le Ténébreux, le gland, le vénéneux/Je suis le Ténébreux étrange et pénétrant/ Je suis le Ténébreux, vous, Louise et moi… Tarzan !” »
Rimbaud n’avait pas encore 17 ans lorsqu’il composa ce texte et l’envoya à Verlaine (août 1871). Ce dernier le recopia fidèlement, sauvant sans doute cette page des mains purificatrices de sa femme Mathilde.
La semaine dernière, sur le site du Monde.fr, je me suis gentiment pris de bec avec une certaine Louise Gaggini, passionaria enragée autant qu’écrivaine prolixe et exaltée (à quel sujet ? Evidemment la mise en boîte de DSK pas Stéphane Guillon ! La dame n’avait pas, mais pas du tout apprécié.). Je l’ai gentiment chambrée. Je crois que nous nous sommes quittés pas trop fâchés après cet ultime pastiche pour clore notre passe d’armes :
« … puisque vous préparez un nouveau manuscrit, d’auteur à auteure, foin d’imposture, revenons à la Littérature. Vous êtes sans aucun doute femme consolatrice ; c’est donc dans votre giron, suspendu à vos lèvres, sous vos longs cheveux blonds, ô Femme, monceau d’entrailles, pitié douce, c’est donc à vous, ma sœur de charité, que je confierai la peine d’un écrivain manchot que sa plume a niqué : “ Je suis le Ténébreux, le Veuf, l’Inconsolé/Je suis le Ténébreux et vous l’Illuminée/Je suis le Ténébreux dans le frais cresson bleu/Je suis le Ténébreux, je vis par vos beaux yeux/Je suis le Ténébreux, le gland, le vénéneux/Je suis le Ténébreux étrange et pénétrant/ Je suis le Ténébreux, vous, Louise et moi… Tarzan !” »