LES ORAISONS JACULATOIRES (suite et fin)
Par Michel Bellin, samedi 28 février 2009 à 06:04 :: General :: #618 :: rss
(Fantasia para la siesta)
INÉDIT SUR LA TOILE
UN SEXERCICE DE STYLE
SOUS FORME DE FEUILLETON POLISSON
JOUISSIF ET INTERACTIF
EN HUIT ÉPISODES
Notre contrat
Quelques statistiques
Aux Bouffes Parisiens
Petit quatre heures
Willy et le Bon Dieu
Leçon de flatuologie
Panique informatique
Epilogue et bibliographie
En dehors des oraisons jaculatoires, à quoi devrait encore s’exercer souvent le chrétien ?
En dehors des oraisons jaculatoires, le chrétien devrait s’exercer à la mortification chrétienne.
Qu’est-ce que se mortifier ?
Se mortifier, c’est sacrifier pour l’amour de Dieu ce qui plaît, et accepter ce qui déplaît aux sens ou à l’amour-propre.
(extrait du Catéchisme catholique)
Dans sa grande miséricorde,
le Créateur a accordé à l’homme
un havre dans sa vie de galère,
son en-cas quotidien :
le plaisir solitaire.
Michel Bellin « Vous reprendrez bien un p’tit aphoricube ? » Ed. Gap, 2006.
INÉDIT SUR LA TOILE
UN SEXERCICE DE STYLE
SOUS FORME DE FEUILLETON POLISSON
JOUISSIF ET INTERACTIF
EN HUIT ÉPISODES
Notre contrat
Quelques statistiques
Aux Bouffes Parisiens
Petit quatre heures
Willy et le Bon Dieu
Leçon de flatuologie
Panique informatique
Epilogue et bibliographie
En dehors des oraisons jaculatoires, à quoi devrait encore s’exercer souvent le chrétien ?
En dehors des oraisons jaculatoires, le chrétien devrait s’exercer à la mortification chrétienne.
Qu’est-ce que se mortifier ?
Se mortifier, c’est sacrifier pour l’amour de Dieu ce qui plaît, et accepter ce qui déplaît aux sens ou à l’amour-propre.
(extrait du Catéchisme catholique)
Dans sa grande miséricorde,
le Créateur a accordé à l’homme
un havre dans sa vie de galère,
son en-cas quotidien :
le plaisir solitaire.
Michel Bellin « Vous reprendrez bien un p’tit aphoricube ? » Ed. Gap, 2006.
ÉPILOGUE
UNE NOUVELLE VICTIME DE LA CANICULE
Boulogne-Billancourt, les 14-17 août 2009 (de notre correspondant en Ile-de-France). Lundi matin, 17 août, vers 11 heures 30, la Brigade d’intervention rapide du SAMU de Paris a dégagé le corps sans vie de Michel B., décédé accidentellement à son domicile dans la nuit du 14 au 15 août. Malgré l’intervention rapide des premiers secours et les soins prodigués sur place, et nonobstant les recommandations de l’association d’Ethique boulonnaise « Laissez-le vivre », le corps de l’écrivain affreusement mutilé et en grande partie calciné n’a pu être ranimé. D’après les premiers résultats de l’enquête, il semblerait que la chaleur excessive ait fait imploser l’ordinateur de la victime et que sa bibliothèque se soit ensuite effondrée. Le malheureux a été retrouvé sous les gravats, la tête fracassée par un volume du Littré (Aa-Ac) et gisant au milieu d’une dizaine de rouleaux de Sopalin en partie calcinés. L’imprimante de l’écrivain, un très vieux modèle, a miraculeusement échappé au sinistre. Les sauveteurs ont pu dégager une copie d’un antiphonaire du IXe siècle d’une grande portée ontologique (d’après les premières déclarations de l’adjudant-chef Jean-Cul). Malheureusement, l’appareil critique a été détruit (cf. fac-similé du document à la fin de l’article). Une voisine (occupant les deux derniers étages de l’immeuble classé Monument historique) a néanmoins témoigné que l’âme du locataire avait pu s’échapper intacte du brasier par le soupirail de la chambrette tenant lieu de cabinet d’écriture. Il est aussi à noter que la Section d’assaut des pompiers, alertée dans la nuit du 15 (samedi), n’a pu légitimement se rendre sur place que le lundi matin à la première heure. En effet, le corps des sapeurs du XVIe arrondissement participait au grand complet à l’exhibition du Critérium d’Auteuil-Neuilly-Passy, placé comme chaque année durant cette période sous l’égide de la J.P.D. (Joyeuse Pédale Dominicale) et en présence de M. Nicolas Sarkozy, l’Égoprésident à vie de l’Empire français. L’honorable écrivain, notoirement inconnu des Services Littéraires de la Préfecture, est ainsi la 8e victime de cette nouvelle et déjà cruelle vague de chaleur, particulièrement meurtrière dans la capitale française.
Priez pour elle
(et aussi pour les autres).
Beaucoup de fleurs et de couronnes
(NDLR rhododendrons et surtout anthurium, sa plante préférée).
Pas de service funèbre.
De l’insolence et de la bonne humeur.
Paix à ses cendres.
Resquiescat in pace.
Beati Archangeli tui Michaelis intercessione suffulti, supplices te, Domine, deprecamur : ut quod ore prosequimur, contingamus et mente.
A L L E L U I A
REMERCIEMENTS & PROLONGEMENTS
À tout lecteur souhaitant reprendre plus paisiblement sa sieste, feu l’auteur conseille une cure d’orgasmothérapie textuelle prolongée. De son vivant, il avait personnellement testé dix-sept Centres de soins. Les spécialistes qui les dirigent étaient des professionnels hors-pair et des amis de longue date. À ce titre, il les a désignés dans son testament olographe par le surnom affectueux qu’il avait coutume d’utiliser à leur endroit, en toute familiarité et avec reconnaissance. Suivent ensuite à l’intention des lecteurs-curistes les coordonnées de chaque C.E.A. (Centre d’Erotographie Agréé ). Liste mise à jour fin février 2009, soit six mois avant le drame.
Guillaume le Preux (Les Onze mille verges, Paris, J.-J. Pauvert, 1973).
André le Vénérable (Si le grain ne meurt, Paris, Gallimard, 1954).
Jean le Sublimissime (« Ils », Dessins érotiques de Jean Cocteau, Le Pré aux Clercs, 1998).
Charles le Sulfureux (Notes of a dirty old man [Mémoires d’un vieux dégueulasse], Paris, Grasset, 1996).
Jean-Didier le Docte (Biologie des passions, Odile Jacob, 1986).
Louis-Ferdinand le Maudit (Voyage au bout de la nuit, Paris, Gallimard, 1962).
Georges le Pur (Autoportrait en érection, Paris, Régine Deforges, 1989).
Renaud la Débauche (Tricks, P.O.L., 1988).
Henry le Magnifique (Sexus, Paris, Christian Bourgois, 1995).
Vincent le Hardi (Portrait des hommes qui se branlent [The Masturbators], Paris, Le Dernier terrain vague, 1995).
Michel le Boulimique (L’art de jouir, Grasset & Fasquelle, 1991).
Martin l’Expert (Histoire et bizarreries sociales des excréments, le cherche midi éditeur, 1997).
Philippe le Bienfaiteur (Eloge de la masturbation, Zulma, 1997).
Paul l’Insurpassé (Hombres, poèmes/sculptures manière florentine, Atelier d’édition « Le septième fou », Genève, 1994).
Tony l’Audacieux (Journal d’un innocent, les éditions de minuit, 1976).
Jean-Louis l’Espiègle (Le Pied, Belfond, 1977).
&
- à tout Poète tout honneur -
Jean sans Terre (Notre-Dame-des-Fleurs, Paris, Gallimard, 1953).
Suite et fin des Oraisons jaculatoires©
manuscrit original de Michel Bellin
mis en ligne sur son Blog du 10 janvier au 28 février 2009.
Edition souhaitée… mais éditeur à ce jour introuvable !
Toutes les propositions seront étudiées avec la plus grande attention.
THE END !
GROSSE CONSOLATION, ALLELUIA !!! Les ORAISONS JACULATOIRES sont désormais en consultation partielle (gratuite) ou en téléchargement intégral (payant) sur la plateforme littéraire de YOUSCRIBE :
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