Depuis le vendredi 25 avril 2008 et jusqu’aujourd’hui 20 février 2009, ‘ai mis chaque semaine en ligne un manuscrit inédit « CET ÉTÉ PLEIN DE FLEURS, Chronique d’une mélancolie». Ce sont aujourd’hui les toutes dernières lignes…

Édité par les éditions de L’Harmattan dans la collection « Ecritures », ce 12ème opus est disponible en librairie depuis quelques jours. Celles et ceux qui ont aimé cette histoire ou qui n’ont pu lire ici et là que des fragments seront peut-être heureux de la retrouver in extenso dans un fort bel ouvrage (voir présentation complète avec extraits, fac-similé de la jaquette, nombreux documents iconographiques, bande originale du livre etc. dans la partie « bibliographie » de ce site).

Partons donc une dernière fois à la découverte de ce petit Paul de Montclairgeau durant les deux dernières années de sa vie, dans son Jura natal et à Paris ou il dépérit, ce jeune homme qui est si touchant, si contemporain, si rimbaldien, si agaçant aussi… et qui ressemble à l’auteur comme un frère… forcément ! Puisque c’est ma propre adolescence que je réécris à titre posthume en y injectant ma fièvre et mes utopies de jeune homme prolongé et de moins en moins mûr (mais je préfère être immature tardif que prématurément blet!).

Embarquons une ultime fois pour cette “Chronique d’une mélancolie”, en se remémorant encore les deux citations en exergue de l’œuvre et qui, dès le porche, l’éclairent :

On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre.
CHATEAUBRIAND

Ah ! l’égoïsme infini de l’adolescence, l’optimisme studieux : que le monde était plein de fleurs cet été ! Les airs et les formes mourant… - Un chœur, pour calmer l’impuissance et l’absence ! Un chœur de verres, de mélodies nocturnes… En effet les nerfs vont vite chasser.
RIMBAUD

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