Comme le Poète, il m’arrive souvent de scruter les fenêtres des nombreux immeubles qui m’entourent, surtout en hiver lorsqu’elles demeurent closes. Et je me dis moi aussi : quels secrets derrière ? Quels drames conjugaux ou familiaux ? Quels enlacements las ou torrides ? Quels spectres enclos épiant furtivement la vie au dehors en endurant l’interminable déliquescence du Temps ?... Les étoiles qui clignotent ou les Pères Noël qui ça et là grimpent à l’assaut des croisées (c’est très à la mode par ici) ne doivent pas donner le change, pas plus que les gazouillis qui, au printemps ou en l’été, s’échappent allègrement des battants entrebâillés. Chaque fenêtre est un mystère comme lorsque, sous l’assaut du chagrin ou de la volupté, l’homme abaisse ses paupières.

Lire la suite