J’ai vu Dubaï hier matin, vu de mes propres yeux vu, vu ce qui s’appelle vu : une monstrueuse fourmilière surgie de nulle part, un perpétuel chantier à ciel ouvert, partout, toujours plus loin, dans le moindre recoin, dans le plus infime espace encore vierge, à perte de vue un entrelacs insensé de chantiers, de palissades, d’échafaudages, de poutrelles, d’armatures, d’engins posés sur le toit béant d’immeubles inachevés et griffant avidement le ciel, défi toujours plus haut, toujours plus effilé, toujours plus insensé.

Lire la suite