lundi 17 novembre 2008
PAROLE DE POÈTE
Par Michel Bellin, lundi 17 novembre 2008 à 09:17 :: General
« (Un poète), c'est toujours un pays qui marche, boiteux parfois, cassé, cagneux, tanguant, tout ce qu'on voudra, mais debout, en avant, dressé comme une forêt, même si c'est son ombre toujours sur la terre qu'on voit, ou son reflet. L'illusion est complète pour qui croit le comprendre. Lui-même n'y comprend rien. Se laisser porter deçà , delà , pareil à la feuille morte. Va, vit, vibre, hirsute, ivre de jouir. Fait la nique à son image ou s'y noie. Insatisfait toujours, quoi qu'il arrive, traînant dans sa langue un pays d'exil, un paradis d'échos
et tout le reste est littérature."
Merci à Jacques de m’avoir envoyé ce texte et de m’avoir fait découvrir Guy Goffette. D’emblée, cette autre voix m’est devenue chère et puisque l’homme au chapeau noir connaît et apprécie Verlaine, Rimbaud, la Bible… et l’arôme du café dans les petits matins blêmes, j’ai déjà l’impression qu’on est de la même famille !
En plus court, cette autre définition du poète belge : "La poésie est le journal intime d'un animal marin qui est sur terre et qui veut voler."
Et puisque nous sommes tous des poètes, aujourd’hui, si tu le veux bien, même si tous les deux nous sommes très lourds et très gauches, volons, voletons du moins, élevons-nous… tentons d’échapper à nos mesquines pesanteurs dans un monde à bout de souffle, à bout d’amour !
(Mais – dit le Poète – pouvons-nous détourner le cours forcé de nos biographies ?)
Merci à Jacques de m’avoir envoyé ce texte et de m’avoir fait découvrir Guy Goffette. D’emblée, cette autre voix m’est devenue chère et puisque l’homme au chapeau noir connaît et apprécie Verlaine, Rimbaud, la Bible… et l’arôme du café dans les petits matins blêmes, j’ai déjà l’impression qu’on est de la même famille !
En plus court, cette autre définition du poète belge : "La poésie est le journal intime d'un animal marin qui est sur terre et qui veut voler."
Et puisque nous sommes tous des poètes, aujourd’hui, si tu le veux bien, même si tous les deux nous sommes très lourds et très gauches, volons, voletons du moins, élevons-nous… tentons d’échapper à nos mesquines pesanteurs dans un monde à bout de souffle, à bout d’amour !
(Mais – dit le Poète – pouvons-nous détourner le cours forcé de nos biographies ?)