À partir du vendredi 25 avril 2008, et ce désormais avant chaque week-end, je mets en ligne un manuscrit inédit « CET ÉTÉ PLEIN DE FLEURS, Chronique d’une mélancolie (Août 1919 – Août 1920) ».
Prochainement édité par les éditions de L’Harmattan dans la collection « Ecritures », [souscription en cours : formulaire disponible sur le blog d’hier intitulé « Cet été plein de fleurs… et de surprises ! »], ce 12ème opus sortira sans doute début décembre 2008, un énorme pavé de près de 400 pages. Du coup, je retravaille et peaufine le manuscrit. Et en attendant, rien ne change : je continuerai chaque fin de semaine à mettre en ligne le Journal de Paul. Partons donc sans plus attendre - et en avant-première - à la découverte de ce petit Paul de Montclairgeau durant les deux dernières années de sa vie, dans son Jura natal et à Paris ou il dépérit, ce jeune homme qui est si touchant, si contemporain, si rimbaldien, si agaçant aussi… et qui ressemble un peu à l’auteur comme un frère… forcément ! Puisque c’est ma propre adolescence que je réécris à titre posthume en y injectant ma fièvre et mes utopies de jeune homme prolongé et de moins en moins mûr (mais je préfère être immature tardif que prématurément blet!)

Embarquons donc pour cette Chronique d’une mélancolie, en se remémorant chaque fois les deux citations en exergue de l’œuvre et qui dès le porche l’éclairent :

On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre.
CHATEAUBRIAND

Ah ! l’égoïsme infini de l’adolescence, l’optimisme studieux : que le monde était plein de fleurs cet été ! Les airs et les formes mourant… - Un chœur, pour calmer l’impuissance et l’absence ! Un chœur de verres, de mélodies nocturnes… En effet les nerfs vont vite chasser.
RIMBAUD, Illuminations

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