lundi 1 septembre 2008
TERRE EN FÊTE
Par Michel Bellin, lundi 1 septembre 2008 à 07:56 :: General
Commençons cette semaine, veux-tu ? par un peu de poésie. Une poésie simple et revigorante, qui a la force de la lumière et des sensations physiques. Je t’apporte, ce soir, comme offrande, ma joie… Sauf que c’est le matin ! Qu’importe, j’avais besoin du secours des mots après que la musique de Ravel m’a tordu le cœur. C’est ma faute aussi. Est-ce bien raisonnable d’écouter de bon matin l’Adagio du concerto en sol sous les doigts de François-René Duchable ? Comment se fait-il que la musique – « de l’air sonore » (selon la définition évidente de Busoni) – oui, comment se fait-il que dix minutes de beauté puissent à ce point ravager le cœur d’une manière si délicieuse ? Lorsque le trille final n’en finit pas de mourir, suspendu au-dessus d’un océan de douceur… je suis resté comme hébété, les joues ruisselantes.
Secouons-nous donc et accueillons la joie, cette joie exubérante qui me faisait gambader enfant, les jambes nues, dans des grands champs de luzerne et de coquelicots. C’était il y a si longtemps… J’ai oublié la sensation et aujourd’hui ce sont les mots d’Emile Verhaeren, qui m’apaisent et me tonifient. Même le premier jour de septembre, c’est encore l’été !
Secouons-nous donc et accueillons la joie, cette joie exubérante qui me faisait gambader enfant, les jambes nues, dans des grands champs de luzerne et de coquelicots. C’était il y a si longtemps… J’ai oublié la sensation et aujourd’hui ce sont les mots d’Emile Verhaeren, qui m’apaisent et me tonifient. Même le premier jour de septembre, c’est encore l’été !