vendredi 22 août 2008
CHRONIQUE D’UNE MÉLANCOLIE (17)
Par Michel Bellin, vendredi 22 août 2008 à 07:48 :: General
À partir du vendredi 25 avril 2008, et ce désormais avant chaque week-end, je mets en ligne un manuscrit inédit « CET ÉTÉ PLEIN DE FLEURS, Journal romanesque (Août 1919 – Août 1920) ».
Ce volumineux « vrai faux » journal m’a demandé plus de deux ans de travail et a été refusé avec une belle unanimité par une quinzaine d’éditeurs. Trop long, trop littéraire, trop romantique, trop adolescentrique, trop ceci, pas assez cela etc. Tant pis pour eux ! Et tant mieux pour mes chers Internautes qui vont s’approprier ce monument de la Littérature intimiste (!). Petite curiosité : y aura-t-il parmi eux des petits malins qui, semaine après semaine, vont « copier coller » le Journal de Paul de manière à se constituer une édition perso ? Je l’espère bien : c’est cadeau ! Tout plutôt qu’un manuscrit qui jaunit dans un tiroir. Et puis, ce petit Paul de Montclairgeau durant les deux dernières années de sa vie, dans son Jura natal où à Paris ou il dépérit, ce jeune homme est si touchant, si contemporain, si rimbaldien, si agaçant aussi… il ressemble un peu à l’auteur comme un frère… forcément !
Embarquons donc pour cette Chronique d’une mélancolie, en nous remémorant chaque fois les deux citations en exergue de l’œuvre et qui dès le porche l’éclairent :
On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre.
CHATEAUBRIAND
Ah ! l’égoïsme infini de l’adolescence, l’optimisme studieux : que le monde était plein de fleurs cet été ! Les airs et les formes mourant… - Un chœur, pour calmer l’impuissance et l’absence ! Un chœur de verres, de mélodies nocturnes… En effet les nerfs vont vite chasser.
RIMBAUD, Illuminations
Ce volumineux « vrai faux » journal m’a demandé plus de deux ans de travail et a été refusé avec une belle unanimité par une quinzaine d’éditeurs. Trop long, trop littéraire, trop romantique, trop adolescentrique, trop ceci, pas assez cela etc. Tant pis pour eux ! Et tant mieux pour mes chers Internautes qui vont s’approprier ce monument de la Littérature intimiste (!). Petite curiosité : y aura-t-il parmi eux des petits malins qui, semaine après semaine, vont « copier coller » le Journal de Paul de manière à se constituer une édition perso ? Je l’espère bien : c’est cadeau ! Tout plutôt qu’un manuscrit qui jaunit dans un tiroir. Et puis, ce petit Paul de Montclairgeau durant les deux dernières années de sa vie, dans son Jura natal où à Paris ou il dépérit, ce jeune homme est si touchant, si contemporain, si rimbaldien, si agaçant aussi… il ressemble un peu à l’auteur comme un frère… forcément !
Embarquons donc pour cette Chronique d’une mélancolie, en nous remémorant chaque fois les deux citations en exergue de l’œuvre et qui dès le porche l’éclairent :
On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre.
CHATEAUBRIAND
Ah ! l’égoïsme infini de l’adolescence, l’optimisme studieux : que le monde était plein de fleurs cet été ! Les airs et les formes mourant… - Un chœur, pour calmer l’impuissance et l’absence ! Un chœur de verres, de mélodies nocturnes… En effet les nerfs vont vite chasser.
RIMBAUD, Illuminations