mercredi 6 août 2008
LA MÉTHODE SCHOPENHAUER
Par Michel Bellin, mercredi 6 août 2008 à 07:42 :: General
Je ne lis pratiquement aucun roman. Disons, un tous les dix ans. Pas moyen de m’y mettre, je ne marche pas ! Parfois, révélation et plaisir extrême sont au rendez-vous mais il s’agit alors de romans qui n’en sont pas vraiment. Par exemple, ce pavé de 500 pages dévoré en 48 heures - que son auteur considère lui-même comme un « roman pédagogique ». Cette fois, tout y est : sens du récit, vérité des personnages, profondeur de la pensée, et surtout totale adéquation avec mes questions et ma recherche intérieure. En plus, le héros se prénomme Julius, comme l’anti-héros de mon seul roman - le Messager -, la problématique étant la même pour les deux Julius (que faire quand nos jours sont comptés ?).
De surcroît, cette réflexion intense me renvoie page après page à un client avec qui je travaille depuis deux ans (je suis son nègre et j’espère que notre bouquin va enfin sortir cet automne). Cette homme très attachant et praticien avisé, à la fois pâtissier et psychanalyste de haut vol, (non dans l’orthodoxie mais davantage dans une perspective existentielle), bref mon client est lui-même confronté à cette situation, comme le Julius Hatzfeld du roman en question : un cancer vient d’être détecté. Quel sens donner à sa vie et à son activité ? Qu’est-ce qui apaisera son angoisse ? La philosophie, son énergie ou son métier de thérapeute ?
Et ces autres questions éternelles que je jette en vrac : pourquoi mourons-nous ? Comment vivre en sachant que rien, absolument rien, ni l’amour ni l’intelligence ni le fric ni le succès, rien ne nous protègera du grand saut dans le vide ? Comment dès lors se sentir encore libre et suffisamment heureux pour affronter le reste de notre vie ?
Des bribes de réponses dans cet extrait tiré des premières pages de mon livre de chevet.
De surcroît, cette réflexion intense me renvoie page après page à un client avec qui je travaille depuis deux ans (je suis son nègre et j’espère que notre bouquin va enfin sortir cet automne). Cette homme très attachant et praticien avisé, à la fois pâtissier et psychanalyste de haut vol, (non dans l’orthodoxie mais davantage dans une perspective existentielle), bref mon client est lui-même confronté à cette situation, comme le Julius Hatzfeld du roman en question : un cancer vient d’être détecté. Quel sens donner à sa vie et à son activité ? Qu’est-ce qui apaisera son angoisse ? La philosophie, son énergie ou son métier de thérapeute ?
Et ces autres questions éternelles que je jette en vrac : pourquoi mourons-nous ? Comment vivre en sachant que rien, absolument rien, ni l’amour ni l’intelligence ni le fric ni le succès, rien ne nous protègera du grand saut dans le vide ? Comment dès lors se sentir encore libre et suffisamment heureux pour affronter le reste de notre vie ?
Des bribes de réponses dans cet extrait tiré des premières pages de mon livre de chevet.