Questions embarrassantes ce matin au réveil : quel enfant étais-je ? Quels étaient mes rêves fous et profonds ? Quel adulte suis-je devenu ? Quelle part d’enfance ai-je accomplie… ou massacrée ? Disons : « laissé massacrer » - on peut se renier par excès de docilité. Peut-être pour notre rachat ou notre consolation reste-t-il ce mot de Nietzsche à vivre de toute urgence avec le peu qui reste de notre restant de vie : « Maturité de l’homme : cela veut dire avoir retrouvé le sérieux qu’enfant on mettait dans ses jeux » (Par delà bien et mal, n°94).

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