samedi 30 août 2008
CHRONIQUE D’UNE MÉLANCOLIE (18)
Par Michel Bellin, samedi 30 août 2008 à 10:22 :: General
Ce volumineux « vrai faux » journal m’a demandé des années de travail et a été refusé avec une belle unanimité par une quinzaine d’éditeurs. Trop long, trop littéraire, trop…
mais non ! C’est le scoop du jour.
DEPUIS HIER IL Y A DU NOUVEAU !!! Je viens de signer mon contrat d’édition avec L’Harmattan (Collection Ecritures). Le livre sortira sans doute début novembre, un énorme pavé de près de 500 pages avec des hors-textes (photos, fac-similés, lettres manuscrites…). Du coup, je retravaille et peaufine le manuscrit. Et en attendant, rien ne change : je continuerai chaque fin de semaine à mettre en ligne le Journal de Paul. CET AUTOMNE PLEIN DE PROMESSES !
Partons donc sans plus attendre - et en avant-première - à la découverte de ce petit Paul de Montclairgeau durant les deux dernières années de sa vie, dans son Jura natal et à Paris ou il dépérit, ce jeune homme qui est si touchant, si contemporain, si rimbaldien, si agaçant aussi… et qui ressemble un peu à l’auteur comme un frère… forcément ! Puisque c’est ma propre adolescence que je réécris à titre posthume en y injectant ma fièvre et mes utopies de jeune homme prolongé et de moins en moins mûr (au moins, je ne serai pas blet prématurément !)
Embarquons donc pour cette Chronique d’une mélancolie, en se remémorant chaque fois les deux citations en exergue de l’œuvre et qui dès le porche l’éclairent :
On ne peint bien que son propre cœur, en l’attribuant à un autre.
CHATEAUBRIAND
Ah ! l’égoïsme infini de l’adolescence, l’optimisme studieux : que le monde était plein de fleurs cet été ! Les airs et les formes mourant… - Un chœur, pour calmer l’impuissance et l’absence ! Un chœur de verres, de mélodies nocturnes… En effet les nerfs vont vite chasser.
RIMBAUD, Illuminations