Fragments du Journal d’Hervé Guibert. Plusieurs livres en un seul, plusieurs refus de livres. Pages délicieusement morbides. La mort faufile le texte. L’amour aussi. Eros et Thanatos. Sexualité grotesque et désespérée. Je m’y retrouve : une urgence sans raison, comme je dis souvent. Banale et indispensable baise. Tant que le corps est vaillant… Pauvre chose qu’un (jeune) homme qui va mourir, se meurt, le sait, en rit et en ricane. Destin poignant et si ordinaire. Parcours transcendé par des mots qu’on suit à la trace, sang ou foutre sur la page… Fascination et émoi.

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