jeudi 5 juin 2008
SÉSAME, PAVOT ET TOURNESOL
Par Michel Bellin, jeudi 5 juin 2008 à 09:10 :: General
Dieu ! que la gourmandise est un péché exquis ! D’ailleurs, tous les péchés ne sont-ils pas savoureux, surtout les capitaux qui, comme chacun sait, sont les plus capiteux ? C’est pourquoi – quoi qu’en dise Benedetto, notre très saint travello – il faut vite succomber à la tentation de peur qu’elle ne s’éloigne.
Bref, hier après-midi, mon oisiveté fut gourmande. J’ai erré plus d’une demi-heure devant le rayon pâtisserie de Monoprix. Tout m’appâtait, tout me fascinait. J’ai dû saisir en tremblant une quinzaine de paquets rutilants pour les reposer un à un, plein de regrets et de tourment. D’autant plus que je m’étais lancé ce défi qui titillait ma quête : le meilleur pour moins de 2€ ! J’ai dû tricher sur les centimes (à peine, c’est juré) pour finalement opter pour des minis sablés des prés aux trois parfums (je ne dis pas la marque car je suis publiphobe mais avec les indices laissés ici et là , ce te sera facile de trouver, non ?) Car si tu n’essaies pas, tu ne sais pas.
Sur le chemin du retour – malgré mes très mauvaises dents qui m’ont un peu gâté mon plaisir – comme je les ai savourés ces sablés croustillants ! Je les grignotais un à un, sans hâte et le cœur léger, quasiment d’une manière espiègle puis je laissais dévotement fondre la pâte onctueuse. Les passants devaient me trouver totalement illuminé. Je souhaitais même qu’un gamin curieux - plutôt envieux- vînt à ma rencontre : je les lui aurais fait goûter. Laissez venir à moi les petits enfants… Tant pis, aucun marmot ne se présenta mais c’est l’intention qui compte, n’est-ce pas ? Je m’étais d’ailleurs lancé cet autre défi ; et celui-là , je l’ai tenu très héroïquement : sur les 22 biscuits au beurre frais, en épargner impérativement l’exacte moitié (part réservée au petit déjeuner du lendemain). Du coup, le plaisir devenait plus intense parce que de plus en plus rare. 22, 21, 20, 19… Le bonheur à rebours. C’est ça l’épicurisme !
Bref, ami(e) internaute, je ne vais pas te raser avec mes péchés mignons, même si ce sont ici les plus avouables. Retournons donc dare dare à la littérature, pardon à la Littérature avec la majuscule. Ce jeudi matin, Marcel s’impose, forcément… même si mes sablés à moi ne me rappellent pas tante Angèle, pas même Bonne Maman (encore un indice pâtissier !), seulement le goût inégalé de l’Instant, l’étirement du Temps au service de la délectation et de l’indolence.
Bref, hier après-midi, mon oisiveté fut gourmande. J’ai erré plus d’une demi-heure devant le rayon pâtisserie de Monoprix. Tout m’appâtait, tout me fascinait. J’ai dû saisir en tremblant une quinzaine de paquets rutilants pour les reposer un à un, plein de regrets et de tourment. D’autant plus que je m’étais lancé ce défi qui titillait ma quête : le meilleur pour moins de 2€ ! J’ai dû tricher sur les centimes (à peine, c’est juré) pour finalement opter pour des minis sablés des prés aux trois parfums (je ne dis pas la marque car je suis publiphobe mais avec les indices laissés ici et là , ce te sera facile de trouver, non ?) Car si tu n’essaies pas, tu ne sais pas.
Sur le chemin du retour – malgré mes très mauvaises dents qui m’ont un peu gâté mon plaisir – comme je les ai savourés ces sablés croustillants ! Je les grignotais un à un, sans hâte et le cœur léger, quasiment d’une manière espiègle puis je laissais dévotement fondre la pâte onctueuse. Les passants devaient me trouver totalement illuminé. Je souhaitais même qu’un gamin curieux - plutôt envieux- vînt à ma rencontre : je les lui aurais fait goûter. Laissez venir à moi les petits enfants… Tant pis, aucun marmot ne se présenta mais c’est l’intention qui compte, n’est-ce pas ? Je m’étais d’ailleurs lancé cet autre défi ; et celui-là , je l’ai tenu très héroïquement : sur les 22 biscuits au beurre frais, en épargner impérativement l’exacte moitié (part réservée au petit déjeuner du lendemain). Du coup, le plaisir devenait plus intense parce que de plus en plus rare. 22, 21, 20, 19… Le bonheur à rebours. C’est ça l’épicurisme !
Bref, ami(e) internaute, je ne vais pas te raser avec mes péchés mignons, même si ce sont ici les plus avouables. Retournons donc dare dare à la littérature, pardon à la Littérature avec la majuscule. Ce jeudi matin, Marcel s’impose, forcément… même si mes sablés à moi ne me rappellent pas tante Angèle, pas même Bonne Maman (encore un indice pâtissier !), seulement le goût inégalé de l’Instant, l’étirement du Temps au service de la délectation et de l’indolence.