« Quand je regarde les choses en face (ce qui heureusement est assez rare), je dois avouer que je suis là et écris mais que tout ça au fond est mon gros bluff, ma grosse partie de poker. J’ai bien observé le monde et je peux être très lucide quand ça me prend. Ecrire est peut-être le seul boulot pour moi possible. Pourtant écrire est pas fondamentalement quelque chose que j’aime. Ce que j’aime, c’est avoir écrit. En plus, j’écris pas vraiment, tout ce que je fais, c’est postuler. Je postule pour ce boulot. Qu’on me laisse faire ça. Il est probable que je pourrais être très heureux si j’écrivais pas. C’est peut-être aussi pour ça que j’écris. »
C’est signé Alain Turgeon ? Zut, il m’a piqué mes mots, mots pour mots ! Et donc ma pensée, mon tourment (rarement) et surtout mon bonheur (disons 23heures 30 sur 24). C’est sans doute pourquoi son bouquin (Préambule à une déclaration de guerre à l’ordre, La fosse aux ours, 2002) est le fleuron de ma bibliothèque - très élitiste - et qu’Alain est mon pote préféré (avec Jean-Claude et André, mais ces deux-là ce sera pour demain… quand le bagne littéraire se transforme en Eden libertaire !)

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