mercredi 23 avril 2008
NÉGRITUDE, GAYTITUDE, MÊME COMBAT !
Par Michel Bellin, mercredi 23 avril 2008 à 07:42 :: General
Le plus grand combat d’Aimé Césaire – qui continue plus que jamais, avec ou sans Panthéon, plutôt sans – c’est d’avoir inversé le stigmate de la négritude.
Et pourquoi pas un jour celui de la gaytitude ? Ça fait tant de siècles que l’homosexuel est moqué, persécuté, exécuté. Particulièrement stigmatisé par les trois religions du Livre. Facile pour le Pontife romain d’aller chevroter une hymne sur les Droits de l’homme à la tribune de l’ONU plutôt que de faire le ménage dans sa propre case et d’observer ce que tout le monde se tue à expliquer : ce ne sont pas les individus (prêtres pédophiles, alcooliques, dépressifs, apostats…) qui sont responsables de leur déviance, c’est l’institution catholique qui est par essence névrogène, stressante, castratrice et son chef gravement coupable de pusillanimité, d’hypocrisie et d’irresponsabilité.
On connaît la monstruosité de l’idéologie catholique : Le magistère se pose lui-même, au nom de Dieu, comme absolu, et se fonde structurellement sur la survalorisation écrasante de la personne humaine individuelle, singulièrement en la personne du prêtre, consacré et médiateur du Sacré. Chez lui, le « permis et le défendu », dans l’action comme dans la foi, doivent prendre leur source, leur exigence et leur justification. Le prêtre est celui qui écarte le doute au profit de l’énonciation incarnée de principes normatifs avancés en première instance par le pape infaillible. La boucle est donc bouclée et tout trublion ou malheureux réduit au silence. « Perinde ac cadaver », préconisait déjà le fondateur des Jésuites.
Mais nous, nous sommes des vivants ! Laissons à la religion ses amulettes et ses oripeaux…Pouvoir dire simplement : je suis pédé, comme toi tu es blanc, gaucher, rouquin, amérindien… je suis différent mais qu’importe, j’en suis heureux et fier !
Inverser le stigmate de la gaytitude… Oui, que des Césaire se lèvent et nous libèrent !
Et pourquoi pas un jour celui de la gaytitude ? Ça fait tant de siècles que l’homosexuel est moqué, persécuté, exécuté. Particulièrement stigmatisé par les trois religions du Livre. Facile pour le Pontife romain d’aller chevroter une hymne sur les Droits de l’homme à la tribune de l’ONU plutôt que de faire le ménage dans sa propre case et d’observer ce que tout le monde se tue à expliquer : ce ne sont pas les individus (prêtres pédophiles, alcooliques, dépressifs, apostats…) qui sont responsables de leur déviance, c’est l’institution catholique qui est par essence névrogène, stressante, castratrice et son chef gravement coupable de pusillanimité, d’hypocrisie et d’irresponsabilité.
On connaît la monstruosité de l’idéologie catholique : Le magistère se pose lui-même, au nom de Dieu, comme absolu, et se fonde structurellement sur la survalorisation écrasante de la personne humaine individuelle, singulièrement en la personne du prêtre, consacré et médiateur du Sacré. Chez lui, le « permis et le défendu », dans l’action comme dans la foi, doivent prendre leur source, leur exigence et leur justification. Le prêtre est celui qui écarte le doute au profit de l’énonciation incarnée de principes normatifs avancés en première instance par le pape infaillible. La boucle est donc bouclée et tout trublion ou malheureux réduit au silence. « Perinde ac cadaver », préconisait déjà le fondateur des Jésuites.
Mais nous, nous sommes des vivants ! Laissons à la religion ses amulettes et ses oripeaux…Pouvoir dire simplement : je suis pédé, comme toi tu es blanc, gaucher, rouquin, amérindien… je suis différent mais qu’importe, j’en suis heureux et fier !
Inverser le stigmate de la gaytitude… Oui, que des Césaire se lèvent et nous libèrent !