vendredi 18 avril 2008
À UN PAPE
Par Michel Bellin, vendredi 18 avril 2008 à 10:47 :: General
Pier Paolo Pasolini est mort le 2 novembre 1975. À l’époque j’étais prêtre, pas encore pédé (!) et son assassinat sur une plage d’Ostie me bouleversa. Je vis toujours dans le somptueux halo de sa vie et de sa poésie. Vaste panorama autobiographique, l’œuvre poétique de cet artiste aux multiples formes d’expression permet de le suivre à chaque instant de sa création : poète pamphlétaire, ironique et tendre, violent et cinglant, lyrique et prophétique, à jamais immense et en même temps si proche, si rebelle, si pur.
Adulte ? Jamais – jamais, comme l’existence
qui ne mûrit pas – reste toujours verte
de jour splendide en jour splendide.
(Dal Diario, Sciascia, Caltanisetta.)
Au moment où Benedetto vient serrer la main de Bush en faisant la morale à la terre entière au nom de la Charité Universelle qu’il ne pratique pas lui-même en ses palais dorés, bas de soie et soutane immaculée, loin des miasmes et des crachats, relire Pasolini – entendre son cri – est une consolation.
Adulte ? Jamais – jamais, comme l’existence
qui ne mûrit pas – reste toujours verte
de jour splendide en jour splendide.
(Dal Diario, Sciascia, Caltanisetta.)
Au moment où Benedetto vient serrer la main de Bush en faisant la morale à la terre entière au nom de la Charité Universelle qu’il ne pratique pas lui-même en ses palais dorés, bas de soie et soutane immaculée, loin des miasmes et des crachats, relire Pasolini – entendre son cri – est une consolation.