samedi 5 avril 2008
LES PÉCHÉS DU PÈRE
Par Michel Bellin, samedi 5 avril 2008 à 12:43 :: General
Non, je ne crois pas que j’aurai la force d’aller voir le film « Délivrez-nous du mal. » Trop dégouté, trop effondré, trop en rage… Et dire que le Vatican est tout content d’avoir déniché en la personne des homosexuels des boucs émissaires tout trouvés pour se défausser de ses crimes pédophiles ! Et dire qu’il les a chassés des séminaires en toute impunité ! Et dire qu’à l’automne prochain Benoît XVI viendra faire le joli cœur en France, avec Sarko tout frétillant à ses pieds, au milieu des dentelles, de l’encens et des vieux chanoines enjuponnés ! Et on prêchera par ci, et on fera la morale par là . Tous des Tartuffe ! Des monstres d’hypocrisie, des saboteurs d’enfance qui ont trahi Jésus et dépravé son évangile d’Amour.
Heureusement, le 12 septembre à Paris, les pédés seront là et je ferai partie du comité d’accueil. Je prépare déjà ma banderole ainsi que mon slogan : « Benoît, sépulcre blanchi, nous sommes des homophiles heureux, pas tes curés pédophiles ! » Et je lance cet appel : qui se joindra à moi ?
Petit retour à la littérature. Dans les textes qu’on retrouva de lui après sa mort, Pierre Herbart (sublime « L’Age d’or », Le Promeneur, 1998) a écrit : « Le comble de la saloperie : être curé. Pendant la guerre, on a perfectionné : les aumôniers. » Ô combien ! même si toute généralisation est forcément injuste. En tout cas, ma plus grande gloire aura été d’avoir défroqué au bout de cinq années seulement car, si j’étais resté, je serais sans doute devenu pire, par déviance, mécréance ou… insignifiance.
Ma conviction : quitter le droit chemin, c’est sans doute retrouver sa route.
Heureusement, le 12 septembre à Paris, les pédés seront là et je ferai partie du comité d’accueil. Je prépare déjà ma banderole ainsi que mon slogan : « Benoît, sépulcre blanchi, nous sommes des homophiles heureux, pas tes curés pédophiles ! » Et je lance cet appel : qui se joindra à moi ?
Petit retour à la littérature. Dans les textes qu’on retrouva de lui après sa mort, Pierre Herbart (sublime « L’Age d’or », Le Promeneur, 1998) a écrit : « Le comble de la saloperie : être curé. Pendant la guerre, on a perfectionné : les aumôniers. » Ô combien ! même si toute généralisation est forcément injuste. En tout cas, ma plus grande gloire aura été d’avoir défroqué au bout de cinq années seulement car, si j’étais resté, je serais sans doute devenu pire, par déviance, mécréance ou… insignifiance.
Ma conviction : quitter le droit chemin, c’est sans doute retrouver sa route.