Depuis Machiavel, on n’a cessé de gloser sur les qualités du prince ; ses ruses et ses roueries, l’art de séduire ou de tromper. La grammaire de l’influence ou de la persuasion. Tout un art de la déception. Mais jamais on n’avait abusé à ce point de la puissance du signe. A l’ère d’Internet, le prince n’exerce plus seulement le pouvoir, il se donne à lire comme un monde de signes obscurs, de gestes énigmatiques, un hiéroglyphe. « Il n’y a pas d’apprenti, écrivait Gilles Deleuze, qui ne soit l’égyptologue de quelque chose (…) Tout ce qui nous apprend quelque chose émet des signes, tout acte d’apprendre est une interprétation de signes… » L’apprentissage du pouvoir par Nicolas Sarkozy ne déroge pas à la règle.

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