Samedi dernier, lors d’un aller-retour Paris-Annecy pour les obsèques de mon vieil ami Jean, je me suis retrouvé dans l’église paroissiale de mon enfance. Un demi-siècle plus tard ! C’était à la fois un devoir d’amitié incontournable et un traquenard que j’appréhendais fort : c’est dans cette église qu’avait germé en moi une vocation sacerdotale toute neuve, dans les effluves d’encens, le parfum des lys et la pyrotechnie des toccatas. Qu’allais-je éprouver rétrospectivement : de l’émotion ? Plus sûrement une sourde irritation ! Bref, je me tenais sur mes gardes, plutôt contrarié par ce rendez-vous auquel je ne pouvais pas échapper.

Lire la suite