lundi 3 mars 2008
TOUT S’ÉCOULE
Par Michel Bellin, lundi 3 mars 2008 à 09:14 :: General
« Παντα ρει». C’est ma maxime philosophique préférée. Merci Héraclite ! Je m’en sers au moins trois fois par jours. Un événement heureux à l’excès ? Je m’enthousiasme, je m’exalte, je m’énerve, je deviens fébrile de bonheur ? Παντα ρει Calme-toi, Bellinus, le bonheur est volatile et ton soufflé va retomber. Je souffre de céphalée, je m’ennuie à mourir un jour de pluie, je suis coincé 4 heures en TGV à côté d’une pouffe suintante de patchouli ? Παντα ρει Calme-toi, Michel : demain ton chagrin prend fin.
Essaie, ami, ce procédé antique : c’est fou comme on devient cool, serein, badin, détaché de l’inessentiel. Du coup, la vie est dédramatisée et le trépas apprivoisé. (Même Sarko est un nada en devenir !) Rien n’est si grave puisque tout prend fin. Mais tout est capital puisque tout est encore offert. À saisir d’urgence sans capitaliser ! À gaspiller sur-le-champ sans comptabiliser ! Etre plus en ayant moins.
Oui, la plus infime miette devient délicieuse car le banquet tire à sa fin. Savoure-la, tais-toi et salue nu l’aube nouvelle : un jour de plus en moins !
Essaie, ami, ce procédé antique : c’est fou comme on devient cool, serein, badin, détaché de l’inessentiel. Du coup, la vie est dédramatisée et le trépas apprivoisé. (Même Sarko est un nada en devenir !) Rien n’est si grave puisque tout prend fin. Mais tout est capital puisque tout est encore offert. À saisir d’urgence sans capitaliser ! À gaspiller sur-le-champ sans comptabiliser ! Etre plus en ayant moins.
Oui, la plus infime miette devient délicieuse car le banquet tire à sa fin. Savoure-la, tais-toi et salue nu l’aube nouvelle : un jour de plus en moins !