Quand je me remémore mes propres étreintes si tendres, si violentes… si apaisantes et si désespérantes…si folles et si drôles (nos « babouineries » puisque tel est le mot consacré), je me retrouve tout à fait dans le réalisme matérialiste du cher Michel Onfray. Ce n’était donc que ça ? C’est tout ça et - après avoir savouré - il vaut mieux en rire aux larmes qu’en pleurer amèrement. Joyeuse nouvelle ou cruelle démystification ? En tout cas, « c’est » et j’ajoute « c’est très bien ainsi » loin des bêlements romantiques et des prétentions fusionnelles. Oui, la meilleure conclusion de l’orgasme : un formidable éclat de rire et une lucidité coup après coup plus aiguisée. Comme disait Mireille Havet, qui ne baisait guère : « Les plaisirs de la chair sont de cendres ; elle a l’éclat du phénix, mais d’elle, on ne renaît pas. »
Peut-être mais en tout cas, rien de tel pour engloutir le Temps dans la fulgurance de l’instant frénétique !

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