Je viens de lire dans la presse une interview très éclairante de Nicole AUBERT, chercheur et consultante. Selon elle, la pression de l’urgence et la mondialisation obligent désormais les entreprises à rester dans le court terme au détriment de la stratégie. Ce qu’elle pointe fort judicieusement à propos de l’univers de l’entreprise, ne se vérifie-t-il pas aussi dans notre espace personnel comme si, sans cesse aiguillonné par les sollicitations de la communication instantanée, il y avait urgence à accélérer le temps, à se laisser soi-même accéléré par lui, en obtempérant à l’immédiat et à la totalité, dans une sorte de fatalité de l’accélération de plus en plus incontrôlée : réagir au tac au tac, se précipiter sur le portable, répliquer aux courriels, céder compulsivement aux impératifs de la mode et au moindre « progrès » des innovations technologiques – bref être réactif à 100% et vivre plus vite que l’éclair selon le mot d’ordre comminatoire : tout de suite et toujours plus vite…

au détriment bien sûr de la méditation, de la patience, de la lenteur, de la modestie, de la maturité… peut-être de l’efficacité sur le long terme !

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