La crise du disque est un leurre, expliquait récemment le chanteur Jean-Louis Murat dans une interview-choc. L’offre musicale est intacte, la demande croissante. Selon lui, le responsable des maux de l’industrie musicale est le Web, système qui autorise le vol, l’anonymat, l’hypocrisie, et qui mène à la délation.
En tant qu’écrivain jaloux de ses droits d’auteur, je ne peux qu’être d’accord : la grande Toile est dangereuse lorsqu’elle court-circuite temps et espace, crée une convivialité virtuelle et assassine les poètes authentiques par une marchandisation du talent.

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