mardi 13 novembre 2007
HISTOIRE DE PIGEONS
Par Michel Bellin, mardi 13 novembre 2007 à 08:54 :: General
Hier, dans un square devant l’église de la Trinité, je bâillais aux corneilles avec mon ami de cœur. Nous nous chauffions au pâle soleil de novembre. Plusieurs volatiles nous importunaient et nous en étions tombés l’un et l’autre d’accord : même agrémentés de tendres petits pois, ces oiseaux sont laids et dégénérés – du moins dans la capitale où ils becquettent à peu près n’importe quoi.
L’heure était à la mélancolie, à l’inquiétude face au lendemain… Il était question de départ à l’étranger, d’une grave décision à prendre, de faire le tri entre l’avoir et l’être, de balancer entre la compétence technique et les aspirations de l’âme, bref de peser le pour et le contre… Plus que jamais, le cœur a ses raisons que la raison ne doit surtout pas connaître. A moins que…
En rentrant chez moi, songeant à l’ami désorienté, revenant sur mon propre désarroi, j’ai repensé aux pigeons qui, décidément, ne trouvent grâce à mes yeux que dans les pages du cher fabuliste.
L’heure était à la mélancolie, à l’inquiétude face au lendemain… Il était question de départ à l’étranger, d’une grave décision à prendre, de faire le tri entre l’avoir et l’être, de balancer entre la compétence technique et les aspirations de l’âme, bref de peser le pour et le contre… Plus que jamais, le cœur a ses raisons que la raison ne doit surtout pas connaître. A moins que…
En rentrant chez moi, songeant à l’ami désorienté, revenant sur mon propre désarroi, j’ai repensé aux pigeons qui, décidément, ne trouvent grâce à mes yeux que dans les pages du cher fabuliste.