« Qu’est-ce qui vous fait ces voix désespérées que vous avez le soir quand vous venez vers nous ? » Oui, ils ne sont pas contents, nos hommes de la mer - amers et désenchantés - et ils le font savoir. Et, je ne sais pourquoi, ces humbles héros me deviennent encore plus sympathiques. Depuis toujours, leur audace me fascine et il ne faudrait vraiment pas qu’ils restent à terre à planter des choux, comme des Bretons dénaturés. Oui, depuis l’enfance leur vie, avec ou sans carburant, plutôt « sans », me fascine et m’effraie délicieusement… depuis que je me récitais dans l’ombre du dortoir ce très noir poème (qui est sans doute le plus parodié de toute la poésie française !) :

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