Il y a dans la prose étincelante d’Ernest Renan un je ne sais quoi de magique, de limpide, une sorte de fraîcheur qui redonne envie de croire en Ieschoua et de se laisser entraîner par Lui, par son message, par sa vie offerte. Comme je comprends le petit Loïc de mon dernier livre (à paraître), son bonheur près de l’Elu de son cœur, son impatience à Le rejoindre. Folie romantique ? Immaturité chronique ? Peut-être… Et puis après ?! Chacun fait ce qu’il veut de sa vie, de ses rêves, de sa folie… Pourvu qu’elle soit douce et totale, sans rien garder pour soi, sans s’économiser, sans vivre à demi, dans des envies étriquées, des activités formatées, une pensée prédigérée, mouton parmi les moutons, seulement pour bronzer idiot, avaler le brouet populiste de Sarko avant de bosser plus pour vivre moins ! Retour aux mots, séduction des mots qui transfigurent la prose du quotidien… Par exemple cette page de Renan tirée du chapitre 11 de sa Vie de Jésus qui, à l’époque, déchaîna un tel scandale. Qu’on soit adepte ou non du jeune rabbi galiléen, peu importe, c’est une si belle aventure humaine et si merveilleusement contée ! « Heureux- conclut l’auteur - qui a pu voir de ses yeux cette éclosion divine, et partager, ne fût-ce qu'un jour, cette illusion sans pareille ! »

Lire la suite