Un vieux cardinal parisien fait la une. Paix à ses cendres. Il ne faisait pas l’unanimité et était paradoxal : les hommages seront donc unanimes et ses funérailles à Notre-Dame impressionnantes. Je m’en tiens à ma conviction de base : quelles que soient les qualités personnelles des individus, toute visibilité hiérarchique est en contradiction avec la nudité de l’Evangile. Ni Eminences ni Excellences. Seul le Serviteur Souffrant. Tout le reste est Pouvoir et Représentation. J’en reviens donc à mon cher Jean Sulivan – qui nous manque tant par les temps qui courent ! -, j’en reviens à son récit terriblement poignant et d’une actualité brûlante quelque trente années plus tard. Pour moi - que l’athéisme rend fidèle, au sens qu’emploie Comte-Sponville (« La fidélité c’est ce qui reste de la foi quand on l’a perdue »), rien de tel qu’un retour quasi spontané à cet homme libre et pur, homme (sacerdotal) lui aussi paradoxal mais hors système, hors entraves, hors Académie tout en étant authentique écrivain. Sulivan aimait à dire – et il en souffrait profondément : « La recherche de puissance, d’apparence et de prestige est la maladie chrétienne. C’est banal, irritant et vrai. »
Je soumets cette MEDITATION littéraire aux Internautes, croyants ou non.

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