L’éternel fugitif, l’emmerdeur génial, le monstrueux Narcisse, l’ivrogne bavard, le solitaire aux amours déchiquetées, le frangin de Baudelaire, l’Orphée de bistro chantre de la fraternité improbable et d’un avenir en deuil : « Coude à coude, autour de moi, vous êtes là tous, amis impécunieux, frères crépusculaires. Surgis du hasard ou d’un rayon de lune, ou d’un simple reflet de néon tamisé sur le cuivre ou le formica d’un bar. Porteurs du sceau de votre équivoque souveraineté… Tous, à l’heure dite, car il est écrit dans les astres et dans nos paumes ravinées que nous mourrons avant de nous être acquittés de l’essentiel. Nous avons bu sans la payer la dernière gorgée d’amertume. »
Après Bobin parfois trop joli, Jean-Claude Pirotte l’Implacable.

Lire la suite