Publié en 1925, « Si le grain ne meurt » est une œuvre autobiographique qui va des années de la naissance de Gide jusqu’à la mort de sa mère en 1895. L’auteur pense le conflit entre l’ordre établi et la nature individuelle (ici son rapport avec son homosexualité). On n’est pas loin de la phrase de Dolto : « Le bonheur de l’individu passe par l’estime de son identité sexuée » ou encore la devise d’un certain Bellinus : « Connais-toi toi-même pour devenir qui tu es envers et contre tous. »
Quant au cher Frédéric, il a tout dit d’une formule lapidaire dont il a le secret : « Les grandes époques de notre vie sont celles où nous trouvons enfin le courage d’appeler notre meilleur ce que nous appelions nos mauvais côtés. »

Lire la suite