mardi 17 avril 2007
PAUVRES FUTURS SQUELETTES…
Par Michel Bellin, mardi 17 avril 2007 à 08:39 :: General
ou la « complainte de celui qui fut jeune »
Voici ce que j’écrivais dans mon Journal le 26 mai 1984 à propos du texte que je mets en ligne aujourd’hui :
« Trois pages merveilleuses parmi cent autres… une révélation majeure en ce mois de mai pluvieux. Tant d’art, tant d’émotion, tant d’humour pour tordre le cou au Sublime et déchiffrer notre misérable humanité. Quelle délectation à ce bal funèbre, délicieuse dérision, poignante « belle du Seigneur » si vite éclose, sitôt fanée, poignante vie, énorme farce de l’Amour et de l’acharnement à vivre, poussière d’années perdues dans l’immense Infini, poignant destin de l’enfant nouveau-né si fragile, si pur, si riche de tant de potentialités et déjà promis à sa terreuse niche !Oh ! Rire, rire, rire pour ne pas en pleurer… Se redire chaque jour, chaque heure : « La vie est brève et ne signifie rien. La beauté est illusoire et les soucis futiles. Les dieux sont muets et le ciel désert. Seuls le plaisir, la tendresse fugitive, la passagère jouissance pour fuir et oublier, seules la sagesse du bouffon et la vérité du sacrilège pour déchiffrer le non sens primordial et définitif. » Ainsi dit un qui fut jeune et qui crut et qui philosopha et qui faillit mourir d’amour et qui eut la chance de rencontrer ce jeune vieillard sublime qu’est Albert Cohen. »
Voici ce que j’écrivais dans mon Journal le 26 mai 1984 à propos du texte que je mets en ligne aujourd’hui :
« Trois pages merveilleuses parmi cent autres… une révélation majeure en ce mois de mai pluvieux. Tant d’art, tant d’émotion, tant d’humour pour tordre le cou au Sublime et déchiffrer notre misérable humanité. Quelle délectation à ce bal funèbre, délicieuse dérision, poignante « belle du Seigneur » si vite éclose, sitôt fanée, poignante vie, énorme farce de l’Amour et de l’acharnement à vivre, poussière d’années perdues dans l’immense Infini, poignant destin de l’enfant nouveau-né si fragile, si pur, si riche de tant de potentialités et déjà promis à sa terreuse niche !Oh ! Rire, rire, rire pour ne pas en pleurer… Se redire chaque jour, chaque heure : « La vie est brève et ne signifie rien. La beauté est illusoire et les soucis futiles. Les dieux sont muets et le ciel désert. Seuls le plaisir, la tendresse fugitive, la passagère jouissance pour fuir et oublier, seules la sagesse du bouffon et la vérité du sacrilège pour déchiffrer le non sens primordial et définitif. » Ainsi dit un qui fut jeune et qui crut et qui philosopha et qui faillit mourir d’amour et qui eut la chance de rencontrer ce jeune vieillard sublime qu’est Albert Cohen. »