lundi 30 avril 2007
Par Michel Bellin,
lundi 30 avril 2007 à 08:03 :: General
Je l’ai dit, j’abomine le travail. Aucune activité n’exalte en moi cette certitude des lendemains qui m’afflige et m’étonne chez mes contemporains affairés. Ou chez les calmes au front droit qui ruminent avec componction les nourritures d’un sens commun de prisunic.
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vendredi 27 avril 2007
Par Michel Bellin,
vendredi 27 avril 2007 à 10:17 :: General
Admirateur des traditions japonaises, Yukio Mishima (1925-1970) traita dans ses œuvres de fiction le problème de l’occidentalisation de son pays, avec un style classique et épuré. Dans « Le pavillon d’or », le narrateur est un jeune homme bègue qui deviendra durant la guerre le criminel incendiaire de ce qu’il admirait le plus. La découverte d’une amitié le bouleverse et nous fait toucher du doigt l’acmé du bonheur...
... et en ces jours frénétiques, un peu de douceur humaine, ça fait du bien, non ?
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jeudi 26 avril 2007
Par Michel Bellin,
jeudi 26 avril 2007 à 10:17 :: General
" Le pessimisme et l’optimisme s’accordent à ne pas voir les choses telles qu’elles sont. L’optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste est un imbécile malheureux. Vous pouvez très bien vous les représenter sous les traits de Laurel et Hardy…
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mercredi 25 avril 2007
Par Michel Bellin,
mercredi 25 avril 2007 à 10:21 :: General
faute d’avoir été entendus.
Avant de mettre en scène et de perpétrer la tuerie du campus de Virginia Tech, le jeune homme avait écrit de brèves pièces de théâtre qui exprimaient sa rage sans fond. Littérature ou psychopathologie ? Dans une récente tribune du Monde, Jonathan Littell s’interroge.Lire la suite
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mardi 24 avril 2007
Par Michel Bellin,
mardi 24 avril 2007 à 10:25 :: General
Au début de la pièce de
Jean Cocteau, le jeune Œdipe rencontre le Sphinx sous la forme d’une jeune fille qui engage la conversation. Objet du dialogue : quel sens donner à sa vie et au bonheur recherché ? Aux yeux du héros tragique, nulle hésitation : le pouvoir et la gloire.
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lundi 23 avril 2007
Par Michel Bellin,
lundi 23 avril 2007 à 10:53 :: General
Passé envolé
Avenir mort-né
Juste aujourd’hui.
Regrets ensablés
Peurs désamorcées
Juste aujourd’hui.
Ni nostalgie ni espérance :
Juste aujourd’hui
à haut débit.
Pure béance.
Le plus beau des présents :
L’ETERNITE-INSTANT.
bon jour !
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samedi 21 avril 2007
Par Michel Bellin,
samedi 21 avril 2007 à 08:21 :: General
Une bien belle chanson à fredonner dimanche avec foi et enthousiasme !Lire la suite
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vendredi 20 avril 2007
Par Michel Bellin,
vendredi 20 avril 2007 à 05:38 :: General
Je n’aime pas tout
Bobin – loin de là ! – mais cette page inédite me touche et je la trouve d’actualité.
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jeudi 19 avril 2007
Par Michel Bellin,
jeudi 19 avril 2007 à 09:20 :: General
Le documentaire de
H. Ewing et
R. Grady (dans les salles depuis hier) consacré à la description d’une colonie de vacances évangélistes aux Etats-Unis donne froid dans le dos. Il y a une dizaine d’années le talentueux
Serge Moati consacrait pour Noël un intéressant reportage (un brin complaisant) à ce sujet, élargissant d’ailleurs son propos à l’ensemble des religions. Je relis aujourd’hui ce que j’en écrivais à l’époque (in TELERAMA du 11 janvier 1995, n°2347) et force est de constater que la dérive fondamentaliste s’est aggravée sous toutes les latitudes pour la plus grande gloire, disent-
ils, de "Jéhovah", d’"Allah", de "Jésus" ou autres
Pouet-Pouet.
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mercredi 18 avril 2007
Par Michel Bellin,
mercredi 18 avril 2007 à 07:54 :: General
Ce pourrait être la suite… ou plutôt le chapitre précédant la citation d’Albert Cohen. Vu cette fois par mon philosophe préféré :
ALAIN. Car le jour où tu dis : « c’est assez ! », tu es déjà mort.
Le pire : à l’évidence, on peut être un mort-vivant… à 20 ans !!! Qui n’en connaît au moins un dans son entourage ? Qui n’a pas un tant soit peu assassiné l’adolescent fou et rieur qui rêvait en soi-même ?
Mais on s’assagit, on se range, on fait des compromis, on songe à son patrimoine… il le faut bien, n’est-ce pas si on veut être conforme et tranquille ?
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mardi 17 avril 2007
Par Michel Bellin,
mardi 17 avril 2007 à 08:39 :: General
ou la «
complainte de celui qui fut jeune »
Voici ce que j’écrivais dans mon
Journal le
26 mai 1984 à propos du texte que je mets en ligne aujourd’hui :
«
Trois pages merveilleuses parmi cent autres… une révélation majeure en ce mois de mai pluvieux. Tant d’art, tant d’émotion, tant d’humour pour tordre le cou au Sublime et déchiffrer notre misérable humanité. Quelle délectation à ce bal funèbre, délicieuse dérision, poignante « belle du Seigneur » si vite éclose, sitôt fanée, poignante vie, énorme farce de l’Amour et de l’acharnement à vivre, poussière d’années perdues dans l’immense Infini, poignant destin de l’enfant nouveau-né si fragile, si pur, si riche de tant de potentialités et déjà promis à sa terreuse niche !Oh ! Rire, rire, rire pour ne pas en pleurer… Se redire chaque jour, chaque heure : « La vie est brève et ne signifie rien. La beauté est illusoire et les soucis futiles. Les dieux sont muets et le ciel désert. Seuls le plaisir, la tendresse fugitive, la passagère jouissance pour fuir et oublier, seules la sagesse du bouffon et la vérité du sacrilège pour déchiffrer le non sens primordial et définitif. »
Ainsi dit un qui fut jeune et qui crut et qui philosopha et qui faillit mourir d’amour et qui eut la chance de rencontrer ce jeune vieillard sublime qu’est Albert Cohen. »
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lundi 16 avril 2007
Par Michel Bellin,
lundi 16 avril 2007 à 09:29 :: General
Ma sélection personnelle d’aphorismes de
Jules Renard.Lire la suite
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samedi 14 avril 2007
Par Michel Bellin,
samedi 14 avril 2007 à 04:27 :: General
Quand un philosophe opportuniste s’égare au comptoir du café du commerce (
Philosophie Magazine), n’est-il pas urgent de nous mettre à l’école des Sages inoxydables – en l’occurrence le cher
ALAIN – pour suivre son conseil avisé : faire une cure de désintoxication médiatique et entrer en soi-même ?
«
Il est très utile, avant tout, de penser des choses, c’est-à-dire, de penser sans parler. Par cette habitude, on se délivre de beaucoup de bavardages, et aussi des aiguillons de l’orgueil, qui font qu’on force sur l’idée de tout son poids d’homme… »
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vendredi 13 avril 2007
Par Michel Bellin,
vendredi 13 avril 2007 à 07:51 :: General
Ecrivain sous le manteau, domicilié à Vesoul, réfractaire au genre dominant (
le roman),
André Blanchard est un chroniqueur redoutable pour peindre son paysage intérieur, et celui de ses contemporains. Habile greffier de ses pensées noires, il publie de nouveaux Carnets.
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jeudi 12 avril 2007
Par Michel Bellin,
jeudi 12 avril 2007 à 08:15 :: General
La réponse n’est pas de la littérature, pas même un scoop. Mais bizarrement, je me suis longtemps posé cette question – non pas sur le plan exégétique – mais sur le plan anatomique. Désormais, je sais et serai ce soir plus heureux de me coucher moins bête !
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mercredi 11 avril 2007
Par Michel Bellin,
mercredi 11 avril 2007 à 06:42 :: General
Hommage encore à
Pascal Quignard dans une de ses pages qui est plus que du beau texte : une INTUITION géniale que ne peuvent partager que les amoureux du chant en particulier et de la Musique en général :
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mardi 10 avril 2007
Par Michel Bellin,
mardi 10 avril 2007 à 09:31 :: General
Florence est allongée sur le lit. Sourire aux lèvres, elle paraît radieuse et détendue. Son visage très pâle fait tache dans la pénombre de la chambre. Temps de l’assoupissement. Une odeur de fleurs coupées, un bourdonnement d’insecte presque indécent dans le silence. L’abbé se tient au pied du lit…Lire la suite
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samedi 7 avril 2007
Par Michel Bellin,
samedi 7 avril 2007 à 16:33 :: General
Pourquoi Nicolas Sarkozy ne parvient-il pas à dominer son tempérament, ses angoisses et ses colères ? Pourquoi, à quelques semaines du but et bien que favori dans la course à la présidentielle, peine-t-il tant à maîtriser les signes de ses ambitions ? J’avais tenté, appelant le grand Hugo à la rescousse, de répondre à ces questions par une sorte de « ressenti » personnel face à un « condottiere d’opérette »… sauf qu’en politique, une fois le scrutin acquis, on n’est plus sur les planches (cf. l’introduction à mon texte «
Napoléon le Petit » à la date du 26 janvier).
Jacques BUOB reprend le flambeau dans un contrepoint suggestif (LE MONDE 2 du 7 avril 2007).
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vendredi 6 avril 2007
Par Michel Bellin,
vendredi 6 avril 2007 à 03:29 :: General
Face aux classifications connes et meurtrières (cf. mon blog d’avant-hier «
Dates-clé d’une répression »), je ne connais pas meilleur antidote que cette chanson d’
Henri Tachan (paroles et musique). Apprenons-la et fredonnons-la, apprenons à aimer à la barbe de ceux qui « savent », décortiquent, classent, opposent… tellement qu’ils en oublient de vivre et de laisser-vivre !
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jeudi 5 avril 2007
Par Michel Bellin,
jeudi 5 avril 2007 à 09:05 :: General
Comme convenu, avant chaque week-end et ce jusqu’au 5 avril 2007 (épilogue du livre après 9 chapitres et dénouement de l’histoire de Loïc en simultané et en temps réel), je mets sur mon site
en avant-première un extrait de mon dernier opus à paraître…
dès qu’un éditeur aura cru à la pertinence de sa publication.
RESUME pour celles et ceux qui prennent le train en route :
l’histoire se passe de nos jours dans la région parisienne. Loïc est un grand jeune homme (1,87m !), mais moins grand dans sa tête. Son rêve depuis toujours : devenir prêtre. Après une jeunesse défavorisée, il se retrouve depuis quelques années au grand séminaire d’Issy-les-Moulineaux. Malgré sa foi très forte, très naïve, ses responsables le retardent sans cesse pour les Ordres Sacrés car on le trouve trop enfant, pas assez intelligent, présentant de surcroît des troubles dans son identité sexuée (!) Ses formateurs le font même suivre par un prêtre psychanalyste aux méthodes pour le moins particulières. Déstabilisé, Loïc décide d’appliquer son plan B de survie pour arriver à ses fins : faire raconter sa vie et ses difficultés par un écrivain privé très pro et si possible pas trop littéraire. Une forte amitié les lie peu à peu tandis qu’ils évoquent leur amour identique et atypique pour la gastronomie, la musique, le cinéma, la décroissance, la transgression… et le mystérieux Ieschoua. Mais voici qu’approche la terrible Semaine Sainte, celle qui fut fatale à leur héros commun…
C’est aujourd’hui L’EPILOGUE de mon livre dont l’extrait sera bref. Forcément ! Un auteur - après avoir enlevé le haut puis le bas - ne doit pas tout dévoiler du pot au roses avant la publication de son livre le plus intime… avant même qu’un éditeur ait cru à la pertinence de sa publication. (bis repetita placent)
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mercredi 4 avril 2007
Par Michel Bellin,
mercredi 4 avril 2007 à 07:45 :: General
Autre titre possible :
florilège de l’ère des psy à l’encontre des homos.Lire la suite
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mardi 3 avril 2007
Par Michel Bellin,
mardi 3 avril 2007 à 09:51 :: General
On sait que l
es Propos d’un Normand du philosophe
Alain ont paru chaque jour sous ce titre dans
la Dépêche de Rouen, du 16 février 1906 au 1er septembre 1914. La série entière comprend 3098 propos qui semblaient voués à l’oubli. Mais quelques lecteurs fervents s’entendirent pour conserver, parmi ces courts textes quotidiens, ceux qu’ils avaient le plus admirés.
Au sujet de ces
Propos vivifiants, parfois drôles, Jean Jaurès écrivait le 15 mars 1914 : «
Ce sont des notes rapides sur les sujets les plus variés et j’y trouvai un sens si tranquille et si pénétrant de la réalité, une telle force d’observation et d’analyse, une attention si exacte de n’être jamais dupe des apparences et des fictions, et en même temps un style si pur, si souple, si pénétrant que j’éprouvai un enchantement d’esprit. » Il ajoutait : «
Les Propos me paraissent, à bien des égards, un des chefs-d’œuvre de la prose française. »
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lundi 2 avril 2007
Par Michel Bellin,
lundi 2 avril 2007 à 08:51 :: General
Chaque fois que je te quitte,
C’est l’assurance d’une rencontre en moins.
Chaque fois que je te quitte,
C’est l’espérance d’une rencontre en plus.
Comme la bière a bon goût de bière,
Ainsi mon bonheur a goût d’amer.
Ce lundi matin
pour l’Ami parti…
c’est loin Dubaï !
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