lundi 19 février 2007
LETTRE A UN JEUNE POÈTE
Par Michel Bellin, lundi 19 février 2007 à 09:58 :: General
C’est la lettre de Rainer Maria RILKE du 23 décembre 1903. Il y est question d’enfance, d’attente, d’ouverture à cet Inédit qu’on n’accueille que dans le silence d’une solitude choisie.
En ce temps où tout bouillonne en moi après la rédaction tumultueuse et torrentueuse de mon dernier ouvrage, comment ne pas vibrer au conseil du Sage : « Qu’il s’agisse du souvenir de votre propre enfance ou du besoin passionné de votre accomplissement, concentrez-vous sur tout ce qui se lève en vous, faites-le passer avant tout ce que vous observez au-dehors. Vos événement intérieurs méritent tout votre amour. Vous devez pour ainsi dire y travailler, sans perdre trop de temps ni trop de force à éclaircir vos rapports avec les autres. (…) Soyez patient et de bonne volonté. Le moins que nous puissions faire, c’est de ne pas plus Lui résister que ne résiste la Terre au Printemps, quand il vient.
En ce temps où tout bouillonne en moi après la rédaction tumultueuse et torrentueuse de mon dernier ouvrage, comment ne pas vibrer au conseil du Sage : « Qu’il s’agisse du souvenir de votre propre enfance ou du besoin passionné de votre accomplissement, concentrez-vous sur tout ce qui se lève en vous, faites-le passer avant tout ce que vous observez au-dehors. Vos événement intérieurs méritent tout votre amour. Vous devez pour ainsi dire y travailler, sans perdre trop de temps ni trop de force à éclaircir vos rapports avec les autres. (…) Soyez patient et de bonne volonté. Le moins que nous puissions faire, c’est de ne pas plus Lui résister que ne résiste la Terre au Printemps, quand il vient.