Cette chronique est la suite logique de « Royal célibat » (07/01/2007). Elle va décoiffer, je le pressens, tant elle est d’abord paradoxale - forcément - pour qui connaît ma biographie : nolens volens, j’ai conçu quatre enfants, les ai nourris et élevés, pas trop mal (plutôt bien, si j’en crois la voix tendrement moqueuse de ma fille G* avant-hier soir au téléphone) ; je pense les aimer aujourd’hui encore plus et mieux, en tout cas « autrement », depuis qu’ils sont autonomes, oui, « autrement », au point que le titre de « père » m’apparaît de jour en jour plus obsolète et ne me convient plus guère (quel mot inventer ? je cherche...), me sentant en fait d’autant plus proche et étranger, concerné et indifférent, touché et froid - les deux ensemble - que leur propre biographie les éloigne inexorablement de moi. Je continue également à militer un brin dans l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (même si ce n’est pas en cohérence et fidélité avec ma pensée existentielle radicale, mais uniquement par souci d’équité citoyenne et de révolution sociétale)… Il n’empêche, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain, je donne encore 100% raison à mon vieux pote Onfray, tant il importe avant de s’embarquer pour un (long) périple - à deux ou à plusieurs - d’en mesurer et l’enjeu et les impedimenta !

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